The Cure – 15/11/16, Paris, Accorhotels Arena

Robert et sa bande vintage pendant 2h50, sans fausse note !

C’est marrant, cette impression de nouveauté, ça faisait longtemps que je ne l’avais pas ressentie. Loin de faire ma « blasée » mais les Cure, je ne les avais encore jamais vus. Ils sont pourtant « historiques », du moins, ils font parti du paysage préhistorique de la new-gothic-wave. J’assistais également à mon 150e concert hier (hors festivals) et j’avais hâte de m’en prendre plein la figure pour fêter ça.


Dans la foule, des fans de Depeche Mode bien sur, mais aussi de Dead Can Dance (hein Dids !). La première partie est assurée par The Twilight Sad, c’est sympa mais clairement sans plus (décidément, rien ne dépassera Austra en terme de première partie). Une sorte de dark pop insipide, mais ce n’est pas non plus désagréable.


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The Cure, 15 novembre 2016 – Accorhotels Arena

20h45, le moment que je préfère : l’extinction des lumières ! On se prépare à gérer nos futurs escarres aux culs, on met ses nouveaux bouchons d’oreilles sur-mesure, on inspire, et on hurle quand le groupe se pointe, de façon très…décomplexée.

La scène est épurée. Elle comporte 5 grands écrans verticaux diffusant des films disons…contemporains (en clair : on s’foule pas trop les gars hein, on leur met des écrans mais faut pas trop pousser sauf sur le titre One Hundred Years, où des images de régimes communistes et de guerres oppressantes) mais surtout de sacrées rampes de lumières qui deviendront un membre du groupe à part entière pour les 3h à venir.

La salle est pleine à craquer. Il faut rappeler que les billets ont été mis en vente il y a un an et que tout s’est vendu en quelques heures. Autant dire que personne n’aurait souhaité céder sa place ce soir là.

Le groupe ouvre sur Open (c’est original) et là, pouah, la balance est absolument parfaite ! La voix de Robert Smith est intacte et ce petit son de gratte typique au groupe est encore plus extraordinaire en live. Petite pensée pour Claire dans la fosse (je me sens vieille, moi qui a, dans le passé, dormi devant le stade de France, attendu plus de 16h debout à Hyde Park, je ne me voyais pas 3h dans la fosse !).

ci-dessous, ma petite vidéo de l’ouverture :


Moi qui critiquais il y a peu de temps Pj Harvey et sa communication hors pair… On ne peut pas dire que The Cure soit plus expressif. A part un « kk youu » (soit : thank you) à la fin d’un titre sur 2 et un timide « rcciiii » (soit : merci), pas grand chose d’autre à se mettre sous la dent. Mais qu’importe après tout, les titres s’enchaînent sans pause. Et oui, on ne chaume pas ici, ils ont 31 chansons à jouer, faut pas traîner !

La setlist est très intelligemment agencée : les tubes sont éparpillés, pas besoin d’attendre le tout dernier rappel. Cependant, elle est totalement en désordre par rapport à celle jouée la veille à Amsterdam (où là, tous les tubes sont condensés dans le dernier rappel). Malgré 31 titres, il y a toujours des frustrations, la setlist parfaite n’existe pas. La petite surprise, un tout nouveau titre It Can Never Be the Same (joué depuis quelques semaines sur cette tournée mais inconnu auparavant).

Le son est absolument parfait, la batterie sonne tel un métronome réglé au mm, Robert quant à lui, fidèle à sa prestance…statique. Il chante, joue de la gratte et à 2 moments, il lèvera les bras (mais oui, il peut toujours le faire ><). Roh je taquine je taquine mais on l’aime notre Robert au rouge à lèvre et tignasse noire indéfinissable. Il montrera tout de même des signes de bonheur à être là, parmi nous, en étant assez enfantin sur Lovecats ou Hot Hot Hot. Il y a également le guitariste de David Bowie, Reeves Gabrels (rencontré justement aux 50 ans de David Bowie), Jason Cooper derrière les fûts (et whaou !!!), Roger O’Donnell aux claviers et surtout le bassiste légendaire du groupe : Simon Gallup. C’est bien la première fois que je peux dire « purée, le bassiste, c’est le mec qui a le plus bougé pendant le concert », tel un fauve en captivité, plié sur sa basse posée sur sa cuisse, il assure.

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The Cure, 15 novembre 2016 – Accorhotels Arena

Le seul bémol : la foule qui a mis 30 bonnes minutes avant de se bouger le cul. Nous on a fait le concert debout, même en gradin et hystérie sur The Walk ! Purée que ce titre est magique en live. Le public partira ensuite en osmose totale, en chantant chaque mot et tapant chaque rythme

Le groupe a fait 3 rappels, aucune fausse note, une perfection de A à Z. Certains diront peut être que c’était trop propre, sans émotion, et d’autres comme moi, apprécieront la justesse.

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The Cure, 15 novembre 2016 – Accorhotels Arena

A la fin, Robert Smith avec un petit embonpoint marquant plus ses 57 ans que sa fraîcheur d’antan (d’ailleurs, les 2 écrans géants de chaque côté de la scène ne feront, à AUCUN moment, de gros plans sur aucun membre du groupe), a longuement salué la salle, de gauche à droite, sans un mot mais avec la main sur le cœur, ému.

Bref, ils n’étaient pas venus depuis 2008 et on n’attendra pas 8 ans pour les revoir ! Ils ont balancé 40 ans de carrière d’une façon très classe : sans trop en faire, juste en balançant le son en plaquant des accords créant des mélodies connues de tous, et laissant la magie opérer dans le public.

Alors oui d’accord, Depeche Mode fait 1h30 quand Cure fait 3h, mais clairement, même si j’en ai marre d’entendre les comparaisons de ces 2 groupes originaires du Sussex, pendant que l’un est statique, l’autre a déjà couru un marathon, soyons clairs ! (oui bon, il fallait que je le dise ><)

Merci pour ce merveilleux moment messieurs.


==> Galerie Photos <==

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The Cure, 15 novembre 2016, Accorhotels Arena

Setlist : 

Open
All I Want
Push
In Between Days
Primary
Pictures of You
Play Video
High
Lovesong
Before Three
A Night Like This
The Walk
Just Like Heaven
Trust
From the Edge of the Deep Green Sea
The Hungry Ghost
One Hundred Years
End

Rappel 1 :
It Can Never Be the Same
Burn
Play for Today
A Forest

Rappel 2 :
Lullaby
Fascination Street
Never Enough
Wrong Number

Rappel 3 :
The Lovecats
Hot Hot Hot!!!
Friday I’m in Love
Boys Don’t Cry
Close to Me
Why Can’t I Be You

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