Download Festival – 10/06/17, Paris BA 217

System Of A Down / Far From Alaska / Alter Bridge / Blues Pills / Five Finger Death Punch…

Je ne vais pas maintenir le suspense plus longtemps : je suis venue au Download pour System Of A Down ! Je vais donc commencer ce modeste live report par ? Far From Alaska >< (ahahaha vous y avait cru hein !)

Pour celles et ceux qui veulent en savoir plus sur mon ressenti vis à vis de l’organisation, ambiance ect, le petit rapport est à lire ICI


  • Far From Alaska :

Je vais être honnête, je ne les ai pas vus, mais entendus (je faisais la queue pour manger…) et j’ai vraiment apprécié. Si je n’avais pas aimé, je me serais abstenue de tout commentaire du fait que je ne les ai pas vus, mais comme j’ai aimé, j’estime que je peux en dire 2 mots, vous me suivez ? J’admets, c’est un peu léger pour un live report mais je fais ce que je veux, maintenant que je sais plier comme une grande ma tente 2 secondes !

Ils sont Brésiliens (et pas originaires de l’Alaska pour le coup) et se sont formés en 2012, emmenés par la chanteuse Emmily Barreto. Ils ont 2 albums à leur actif et font dans le rock vintage pêchu et plutôt sombre :


Alter Bridge :

Dois-je encore présenter le beau Myles Kennedy, chanteur du groupe de Slash et d’Alter Bridge, accompagné des anciens membres de Creed ? J’ai l’impression de le voir chaque année sur un festival, mais je ne m’en lasse pas. Le set était propre, le public en forme, et Myles en voix. Personnellement, j’ai eu une grosse pensée pour Chris Cornell, il faut dire que tous les deux ont des points en commun sur la technique de chant. Le groupe est venu défendre leur dernier album en date sorti l’année dernière, The Last Hero, mixé avec d’anciens tubes. J’ai apprécié la petite battle de soli de guitares, c’est risqué sur un festival quand on a que 50 min de set à interpréter

Setlist : 

  1. Come to Life
  2. Farther Than the Sun
  3. Addicted to Pain
  4. Cry of Achilles
  5. Isolation
  6. Blackbird
  7. Metalingus
  8. solos
  9. Rise Today
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Alter Bridge – Download Paris 2017

  • Blues Pills : 

Passons aux choses sérieuses. Non pas que le reste ne le soit pas, mais simplement que les Blues Pills, je ne les avais encore jamais vus, et que j’attendais ce moment (quoique, je me demande si je n’ai pas été les voir au Hellfest en 2014 ?). Aucun risque de pogos ou de mosh pit sur ce groupe, je me place donc tout devant. Le soleil est à son zénith, on va tomber comme des mouches ! Originaire de Suède, on peut tout de même faire un petit cocorico pour le guitariste français. Blues Pills, à l’effigie de son logo, cultive le old school 70’s, à la fois dans les sonorités que dans les fringues et les coupes de cheveux.

Le groupe n’a que 50 minutes pour convaincre, il ne lui en faudra que 3 pour mettre tout le monde d’accord. Ils ont mis le feu au Download, bien qu’ils ne soient pourtant pas estampillés « musique extrême ». La chanteuse assure. Certes, elle est très jolie, bien foutue, mais surtout elle bouge, et sa voix !!! Dans la lignée des héroïnes rock psychédéliques, à l’instar d’une certaine Janis Joplin. Le quatuor y met du cœur, il n’y a pas de temps mort et les titres sont efficaces, la foule répond avec conviction aux appels d’Elin Larsson (qui manie parfaitement les maracas…un peu comme moi finalement ><). Les trois musiciens sont plus en retrait mais apportent un certain charme : le côté blasé qui ne laissent exprimer que leurs instruments. Ils déchirent quoi ! Je me suis dit en plein milieu du set « bordel, qu’on est bien là » et c’est bon signe.

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Blues Pills – Download 2017

Le groupe a simplement flairé le riff magique, et ne le quitte plus. Ça fonctionne. Une bonne rythmique, et une chanteuse charismatique, what else.

Ils seront au Festival Aucard de Tours à Tours le 13 juin, aux Eurockéennes de Belfort le 7 juillet et à Paris le 16 aout

Setlist :

  1. Little Boy Preacher
  2. Black Smoke
  3. Bliss
  4. Little Sun
  5. Elements and Things
  6. You Gotta Try
  7. High Class Woman
  8. Devil Man
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Blues Pills – Download 2017

Galerie Photos ICI


  • Five Finger Death Punch : 

Trop contente de les retrouver. Vus en première partie de Judas Priest puis en festival, les revoilà donc ici (et seront au Hellfest). Après les rumeurs de départ de Moody, je suis rassurée sur la complicité affichée sur scène. Le son est très bon et le groupe très content de l’ambiance. La seule chose que j’ai à critiquer : trop de temps de pause entre chaque titre. Merde les gars, vous n’avez qu’une heure, et bah on enchaîne et on cesse de changer de T-shirt après chaque morceau ! Moody c’est une princesse fashion mode (bien que le faux sang sur le visage ne soit pas encore dans le top5 des tutos maquillage tutube). Si on additionne ces temps morts, on aurait pu avoir un titre supplémentaire, genre, à tout hasard…Coming Down ?

On appréciera la version acoustique de Remember Everything et la version longue de Burn MF reprise en masse par la foule « buuurn mother fucker burn mother fucker burn ». Merci au groupe d’avoir été communicatif : petits cœurs de la part de Moody, saluts de barbe de Kael en veux tu en voilà (enfin, si on peut appeler ça barbe, plutôt tentacules capillaires) …

Cependant, qu’a fait Jeremy Spencer de son costume de squelette ? La flemme de l’enfiler pour 1h de show ? Quoiqu’il en soit, il y avait du fan de 5FDP à en voir les T shirt portés par les festivaliers, et ils ont été gâtés via la setlist choisie aux petits oignons

Setlist :

  1. Lift Me Up
  2. Never Enough
  3. Wash It All Away
  4. Got Your Six
  5. Bad Company
  6. Jekyll and Hyde
  7. Burn MF
  8. The Agony of Regret
  9. Remember Everything
  10. Under and Over It
  11. The Bleeding

  • System Of A Down : 

Bordel de merde, c’est l’heure ! Ouais enfin, ils sont arrivés en retard sur scène (mais ce sont les héros de la soirée, ils peuvent se le permettre ><).

SOAD pour les intimes…voilà la raison de ma présence aujourd’hui au Download. Le groupe se fait rare, trop rare. Aucun album depuis 2006, une date en France en 2015 lors d’une tournée spéciale dédiée au génocide Arménien, et 3 dates cette années (Nancy, Arras et Download), autant vous dire que l’événement est à la hauteur des attentes.

System, groupe de ma jeunesse qui tournait en boucle aux côtés des Sum41, Linkin Park, Offspring ou encore Placebo. Mais alors qu’aujourd’hui, tous se sont ringardisés, SOAD a su rester au dessus du panier, bien au dessus, faisant de lui un groupe à part entière et tout simplement unique.

Au delà du fait que le groupe soit Arméno-Americain et porté par le grand Serj Tankian à la voix totalement dingue (passant parfois du lyrisme au folklore, du violent au ridicule), SOAD comprend un catalogue jonché de tubes, inclassables mais connus de tous. Et quand je dis de tous, je peux vous assurer qu’hier soir, 100% des festivaliers hurlaient chaque phrasé de chaque titre interprété.

Bref, il est 22h50, la foule est dense, tout le monde s’est posé devant la Mainstage 1 pour LE moment du festival, que dis-je, LE moment tout court ! La bande son précédent l’arrivée du groupe passe Rammstein puis AC/DC, laissant monter la mayonnaise.

23h05, la scène s’illumine tout de bleu, un écran en forme de triangle miroir surplombe l’ensemble et le groupe se positionne sans un bonjour, et balance les premiers riffs.

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System Of A Down – Download Paris 2017

L’ambiance est incroyable, ça saute, ça hurle, ça chante, ça lance les bras en l’air ! C’est parti pour 1h30 sans aucune pause. Le groupe enchaîne les titres sans 1 seconde de coupure entre chaque, le rythme est effréné ! Tellement effréné qu’aucun membre ne prendra la peine de dire un petit mot : les mecs sont en mode robot…Statiques d’ailleurs sauf le bassiste Shavo, qui, en le voyant, me tue sur place sur sa maîtrise de l’instrument.

Les compositions de SOAD sont en majorité construites sur le même modèle alternant couplets mélodiques, ruptures et explosions avec des passages de voix WTF ?! Forcément, cette recette crée des mouvements de foule à chaque refrain, qui n’attend que ça pour être survolté suite aux petits couplets pépouzes.

Les voix de Serj et Daron Malakian s’allient à merveille et sont identiques aux albums, rien a changé, le temps est resté figé sur eux. Le public, lui, a vieilli, ou disons, mûri. Fini les lecteurs de « disc » entourés de scotch pour éviter que le Steal This Album ne saute pendant le parcours à vélo pour aller au collège et fini les boutons d’acné. On approche la trentaine, et on est comme des gosses devant la puissance du set offert hier soir. Ah si, une chose ne change pas chez moi (enfin 2 avec le fait que je porte toujours un sac à dos) : je chante toujours en yaourt sur SOAD. D’une, je n’ai toujours pas appris à rouler les « Rrrr », et de deux, je n’arrive toujours pas à balancer un flux de paroles aussi rapide que Serj (sauf le psycho groupie cocaine crazy ! excusez du peu !)

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System Of A Down – Download Paris 2017

Le groupe en lui même est sobre : habillé en jean et t shirt noir, pas de tatouages ni de bagues extravagantes, pas de flammes ou de jeux de lumières en tout genre.  La seule coquetterie réside dans le chapeau de Malakian. L’écran quant à lui, diffuse de temps en temps des images tantôt flippantes, tantôt sexy, tantôt politiques (on reconnait bien là le groupe engagé) puis s’éteint pour laisser place à un mur de LED. Serj est placé sur une estrade plus haute que la scène principale, et sans échanger avec nous, hormis un « Paris », envoie à la perfection. Et merci également au son qui est au top et d’une puissance ! Le groupe déroule et réussit à faire bouger le cul des metaleux sur des airs de guinguette (Radio/Vidéo)

La setlist est monstrueuse, malgré l’absence de Roulette (oui bah c’est mon petit côté midinette, que voulez-vous), ce n’est qu’un best-of. Imaginez l’hystérie dès les premières notes d’Aerials, de Violent Pornography ou encore de Lonely Day ? SOAD jouera 8 titres des albums Mezmerize et Toxicity, 6 de SOAD, 4 d’Hypnotize, 3 du Steal This Album et une démo (DAM).

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System Of A Down – Download Paris 2017

Le seul reproche est donc le côté expéditif du concert. Même le final s’est terminé en jus de boudin (quelle belle expression) : dernière syllabe et bam, tchao ! Ça s’est fini comme ça a commencé : une claque. Même pas un petit mot. Seul le batteur John Domayan restera sur scène et lancera plusieurs de ses baguettes. Mais qu’importe, on a vu SOAD, et c’était magique.

En dehors de cette froideur, quel moment ! System Of A Down n’a rien perdu de sa superbe, et bien au contraire, ils nous ont montré à quel point ils nous ont manqués. Le groupe devrait enfin revenir après 11 ans d’absence, avec un nouvel album…

And if you go, I wanna go with you, And if you die, I wanna die with you

Setlist :

  1. Suite-Pee
  2. Prison Song
  3. Violent Pornography
  4. Aerials
  5. Mr. Jack
  6. DDevil
  7. Needles
  8. Deer Dance
  9. Radio/Video
  10. Hypnotize
  11. Dreaming
  12. Pictures
  13. Highway Song
  14. Darts
  15. Bounce
  16. Suggestions
  17. Psycho
  18. Chop Suey!
  19. Lost in Hollywood
  20. Question!
  21. Lonely Day
  22. Kill Rock ‘n Roll
  23. B.Y.O.B.
  24. This Cocaine Makes Me Feel Like I’m on This Song
  25. DAM
  26. Cigaro
  27. Toxicity
  28. Sugar
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System Of A Down – Download Paris 2017

Galerie Photos ICI


En ce qui concerne les prestations de Code Orange, je les verrai en première partie de Metallica donc je suis partie faire la queue boisson, pour Slayer ils seront au Hellfest donc j’ai été me placer pour SOAD mais j’ai pu entendre et c’était du lourd.

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