Download Festival 2017, Paris BA217 – Ambiance

Alors le Download, c’est comment ?

Bon, bon, bon…Le Download Festival

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Petite peinture d’accueil

Etant une fidèle du Hellfest, je ne pensais pas aller au Download, qui, à l’origine, est un festival anglais succédant au célèbre Monsters Of Rock en 2003. Depuis l’année dernière, une édition française a été lancée, avec Live Nation aux commandes, signifiant donc : beaucoup d’€ pour payer les gros groupes, et leur proposer d’un coup plusieurs dates de festivals, squizzant ainsi le Hellfest (malin !). On remerciera cependant Rammstein et Ghost d’avoir fait les 2 festivals l’année dernière, mais on ne remerciera pas Iron Maiden (bien qu’ils soient déjà venus) et System Of A Down ><.

PS : qui dit Live Nation, dit pubs en boucle sur les grands écrans du festival pour tous les concerts produits par la marque. Je ne vais pas râler, j’ai ainsi pu voir Depeche Mode au milieux des métalleux et tous disaient « ils assurent sur scène ».

Alors pourquoi j’y suis allée, sachant que tout de même 80% des groupes présents sur ces 3 jours, le seront au Hellfest ? Et bien pour System Of A Down justement.


Fini la carte jeune SNCF, on teste les bus ! Il est donc 9h50 quand je pose un pied porte Maillot, impeccable pour récupérer le RER C car cette année le festival se déroule à la base aérienne de Bretigny sur Orge (et pas à l’hippodrome de Longchamp comme en 2016). Oui mais voilà, le RER C est en travaux, et aucune indication ! On a été plusieurs a poser des questions sur la page Facebook du festival mais ZÉRO réponse !!!! Alors on se demmerde, on croise des festivaliers (suivez les mecs avec des patchs et des tatouages) et on sympathise dans les nombreux méandres du métro. Après plus de 2h, on arrive enfin à la gare de Bretigny youpiiii. Là, nous sommes accueillis par des bénévoles nous indiquant le chemin des navettes (il y a un parcours piétons mais compter 45 min de marche…avec 2 sacs, 1 tente et 30°…on ne va pas s’emballer tout de suite sur les ampoules aux pieds).

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Try walking in my shoes

Nous voilà donc à l’arrêt des navettes. Des militaires sont au milieux de la route avec leurs fusils, ils mettront d’ailleurs un mec en joue (qui conduisait une Mini, je n’ai rien compris) avant de le laisser repartir. Ce sera la seule fois où je verrai les forces de l’ordre. Après plus de 20 minutes d’attente, toujours pas de navette. Un ami d’un gars rencontré précédemment dans le métro propose de me déposer au camping du festival : Alléluia. Vu la queue, une navette n’aurait pas suffit, et entre la pause des chauffeurs du matin, et l’arrivée de ceux de l’après-midi, gros flottement à midi…La super organisation continue.

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13h, enfin sur le parking du festival. Maintenant, il faut tenter de trouver l’entrée du camping où mes coupains m’attendent, notamment ma petite Flore que je n’ai pas vue depuis très longtemps ! Superbes retrouvailles. A l’arrivée au camping, fouille des sacs…enfin non, juste une petite palpation et avancez mademoiselle. Ensuite, on passe un autre barrage nous remettant le bracelet camping (en échange du billet camping, gratuit mais il fallait réserver sa place en amont) et le bracelet festival, avec la fameuse carte Cashless intégrée à l’intérieur. Ça, c’est le gros point positif du festival : avant d’arriver, il nous suffisait d’ouvrir un compte sur l’application et de charger à l’avance notre Cashless via le numéro code barre de notre billet d’entrée. Une fois identifiée avec le code barre à l’entrée, on m’a remis le bracelet crédité. Ensuite, grâce à l’application, on pouvait recharger notre bracelet comme on le voulait, sans faire la queue à des bornes Cashless (et oui, j’avais du réseau sur le site). L’autre point positif c’est que la TOTALITE des stands de nourriture et boissons acceptaient la Cashless (ce qui n’est pas le cas au Hellfest). Donc hop, pas de carte à sortir, juste à présenter son petit poignet. Et le crédit non utilisé pourra être restitué sur le compte bancaire, dès le 12 juin.

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La carte Cashless intégrée au bracelet

13h30, ma tente 2 sec est en place, je peux poser mon cul 20 min avant d’entrer dans l’enfer du Download. Pour cela, il faut ressortir du camping, et faire la queue (très longue) sur le parking, en plein soleil ! Le festival a une bonne excuse : cette fois la fouille est plus poussée.

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Les Belins sont nos amis

14h30 : on y est ! Le site n’est pas si grand que ça, décor inexistant à part 2 avions de chasse et des moteurs d’avions exposés. Pas d’herbe, uniquement un sol en terre (le genre de sol qui devient une marre de boue avec quelques gouttes de pluie). Il y a 4 scènes (2 Mainstage côte à côte et 2 scènes plus en retrait), 2 coins nourriture (rien à moins de 8€, mais choix varié et bon), et bien trop peu de points de distributions de boissons. Il faut compter au minimum, à chaque fois, pas moins de 30 min d’attente pour accéder aux pressions ! Il y avait un bar à vin, lui aussi tout aussi blindé, et un petit coin shopping métal.

 

En parlant des boissons, ils se touchent un peu quand même chez Live Nation : que de la Heineken (la H71 était en rupture), et disponible qu’en 48 cl ou 90 cl (donc pas de 25 cl histoire d’économiser un peu ses sous). En gros, 7€ la pinte (8€ pour les bières du bar à vin), qui, sous ce soleil, chauffait direct, donc gâchis. Cependant, le plus du festoch, c’est d’avoir à dispo de la bière sans alcool (mais en rupture dès le samedi…), du Coca zéro, de la Monster, du Fanta etc etc (4€) ce qui manque au Hellfest.

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Le festival commence tard et fini tôt (14h30 – 23h30). Toutefois, aucun problème technique, le son était bon, les groupes n’avaient pas de retard. Niveau animation, il y avait des petits concours via l’application du festival pour remporter des places de concerts et des Meet & Greet, des sessions massages, des expos photos, un salon de tatouage et un barbier. Evidemment, rien à voir avec le Hellfest au niveau taille et infrastructure, ma foi, c’est apprécié.

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Concours GnR pour remporter des places pour le Stade de France

Pour compenser ces horaires, le festival a installé une scène, un ciné et un bar à vin dans le camping, histoire de prolonger un peu la nuit. Ne pas s’emballer non plus, ça reste petit, mais a également le mérite d’exister. Par contre, on notera le manque de bénévoles ! J’ai mis plus de 40 min le lendemain matin pour sortir du camping et trouver l’arrivée piétons pour prendre une des navettes. Aucun mec de la sécurité n’a pu me renseigner, bref ça m’a bien gonflée. J’ai vraiment eu l’impression qu’on était seuls au monde dans ce camping et dans ce festoch. Une fois la route trouvée, il fallait marcher plus de 25 min pour rattraper une navette…. Et je vous passerai les détails des problèmes de transports avec la suppression du métro 14 et la prise de bus de substitution sans que personne ne vous explique où prendre ce putain de bus ! Bravo Paris, bravo la France, on sait vraiment accueillir ! Pour faire simple, je suis partie du camping à 8h et arrivée à Bercy à 11h…Mais la bonne nouvelle du jour, c’est que j’ai réussi à plier ma tente 2 sec, toute seule, comme une grande ! Mais putain que j’ai mal au dos ><

« J’suis pas v’nue là pour souffrir ok ?? »

Sinon, niveau public ? Et bien je suis étonnée, il y a beaucoup d’ados, peu d’enfants avec casques, et très très très peu de personnes déguisées (oui oui, j’ai bien dit très très très très très très très peu). Cependant, bonne ambiance, j’ai croisé le monsieur Viking habitué du Hellfest, aperçu le copain d’une ancienne amie de licence, et un fan de Depeche Mode. Héhé, le monde est petit. Seul bémol, les vols de portables : dans la journée de vendredi, environ 400 portables volés (le festival a mis le paquet sur la prévention par la suite, et les forces de l’ordre ont arrêté plusieurs personnes, notamment une avec 35 portables sur elle…). Et l’ambiance dans le camping ? Pas folichon, plutôt calme et pas « d’apérooooooo » à chaque coins de tentes.

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On était déjà con-con en licence alors rien de mieux en 2017

 

Points positifs :

  • Cashless intégré au bracelet et rechargement via son portable
  • son, enchaînement des groupes
  • petits concours et infos via l’application mobile
  • les dédicaces au point VIP
  • animations camping
  • inscription en amont pour le camping
  • soft drink et bière sans alcool

Points négatifs : 

  • gros manque d’indications sur le site et camping
  • peu de bénévoles
  • verres de 50 cl minimum (aïe budget)
  • organisation bancale pour l’arrivée et départ
  • pas de réponse aux questions pour les transports en commun
  • trop d’attente pour les débits de boissons et vite en rupture pour la plupart
  • pas d’ombre
  • position géographique du site
  • manque de décor (mais bon, là je chipote mais quand même)
  • les vols de portables
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Les avions in my back

Pour rappel, l’année dernière, le festival avait rassemblé 100 000 spectateurs (150 000 pour le Hellfest), en deçà des espérances des organisateurs. Cette année nous étions 120 000. On compare le Download au Hellfest car il touche la musique dite extrême, mais le nombre de groupes représenté en 3 jours n’a rien à voir ainsi que l’ambiance visuelle. Je ne pense pas que le Download empiète sur le Hellfest, il a juste l’avantage d’avoir des gros moyens et d’attirer 1 ou 2 têtes d’affiche que ne pourra pas se payer le Hellfest la même année…mais à l’inverse, il n’investi pas grand chose pour le confort et le bien être du festivalier, qui se sentira toujours au Hellfest comme chez Disneyland 😉

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Il y a eu un orage jeudi ><

Prochaine étape : Hellfest 2017 mais cette fois, dans le Easy Camp Tipi Deluxe !

3 réflexions sur “Download Festival 2017, Paris BA217 – Ambiance

  1. cc j ai une question existentielle, peut on ramener beaucoup d alcool au camping ou est on limité ? parce qu au hellfest ya pas de soucis et j ai cru comprendre que c etait 6 bieres par personne au download.
    merci

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