Et sinon, on écoute quoi ce mois-ci ?

Judas Priest / Carpenter Brut / Nasser / Ghost / Punish Yourself

Ils étaient attendus, ont-ils convaincu ?

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  • Punish YourselfSpin The Pig

En réalité, l’album est sorti fin 2017 et j’avais tellement aimé que j’en avais fait un coup de cœur. Inutile donc, de me répéter, tout est là. Je tenais simplement à le mettre dans cette petite liste pour ne pas que vous oubliez d’y jeter une oreille et surtout, d’aller les voir en concert !


  • NasserThe Outcome

Énorme coup de cœur pour ce trio/duo originaire de la cité Phocéenne depuis la sortie de leur 2e album, #7, en  2013. A cette époque, ils étaient 3 et avaient enflammé mon popod où aucune sortie ne pouvait se faire sans un Bronson ou The League. Depuis, Nasser c’est un duo composé de Simon Henner à la guitare/claviers et de Nicolas Viegeolat au chant/ batterie, qui a mis 5 ans avant de sortir leur 3e album. Autant vous dire que cette sortie était attendue et par chance, à la hauteur ! The Outcome est un album plus dense, plus lourd, plus sombre que les précédents, tout en gardant le son Nasser dans les nappes électro (le genre de petits sons vous happant de sous votre couette). Certains aiment dire « l’album de la maturité » mais je dirais simplement qu’il est travaillé, abouti, réfléchi (bien que #7 l’était également) et que seul le temps permettra de dire s’il vieilli aussi bien. En attendant, il tourne en boucle et il me donne de sacrées décharges électriques dans les jambes et dans l’esprit. On ne peut que bouger, portés par une voix suave, posée, à la fois grave ou étirée (petite prise de risque réussie), le tout sur un rythme imparable et efficace de riffs et de frappes cadencées. Vous y retrouverez donc tous les ingrédients, ainsi que les incartades pures électro accompagnées d’une voix off féminine, rappelant d’anciens titres. Nasser est un monstre !!! L’alliance parfaite du rock et de l’électro. Foncez les voir sur scène et mettez moi cet album dans vos priorités 2018.

Titres à écouter : The Outcome / Rupture / Love / Can’t Get Out / Sounds From The Void / The Preacher


  • Carpenter BrutLeather Teeth

Cocorico, on continue dans la lignée des p’tits frenchy avec Franck Hueso, plus connu sous le nom de Carpenter Brut. J’avoue m’être penchée sur cet artiste suite au concert de Perturbator en juin dernier qui m’avait scotchée. Les deux oscillent dans un style synthwave-darksynth, emprunt de sonorités Metal, qui ne sont pas sans me déplaire. C’est donc avec intérêt que je me suis ruée chez le disquaire pour acheter Leather Teeth. A la première écoute, une claque ! Quelle fraîcheur et spontanéité dans la composition, l’art de faire un son rétro-futuriste. Tout y passe, à savoir le vieux synthé, le saxo, les p’tits pincées de cordes de guitares, la boite à rythme…On pourrait sombrer dans le kitschissime où un David Hasselhoff viendrait nous servir un cocktail à bord de sa berline old-school et de sa chemise Hawaïenne, mais se serait se méprendre! C’est percutant, incisif, ça envoie à la fois une atmosphère épique digne d’une invasion de vaisseaux spatiaux avec Jean-Michel Jarre en guest, qu’une tripotés de riffs à faire pâlir un Eddie Van Halen fan des synthés de Jump.  Je ne sais pas si j’aime parce que je me retrouve en pleine partie de Whipeout 1.0, dans un générique de Giorgio Moroder, au guidon d’une moto tout droit sortie de Tron ou simplement parce que c’est rétro-novateur. Carpenter Brut a réellement assuré avec cet album formidablement produit. Le CD reste cependant bloqué sur un titre en particulier, Beware The Beast, qui est d’ailleurs un des 2 seuls morceaux chantés (par Mat McNerney). Ce dernier est un tube en puissance, avec une voix grave et froide comme j’aime et un refrain entêtant. Hâte d’aller courir là-dessus !

Titres à écouter : Beware The Beast / Haispray Hurricane / Leather Teeth / Monday Hunt


  • GhostCeremony & Devotion

Je vais simple car un album live est rarement mauvais. Ici, Ghost nous offre sa performance donné lors de la tournée 2016, enregistrée à San Francisco. Le son est impeccable, la setlist fournie, l’ambiance au top. C’est un album à avoir pour tous les fans et admirateurs de Ghost, d’autant plus qu’il contient leur dernier tube, Square Hammer (en ouverture). Ce double album live permet de mettre en lumière les compostions de Ghost sous une oreille bien plus Heavy qu’elles ne le sont en studio, et rien que pour ça, il faut l’avoir dans sa collection.

Seul regret : aucune captation vidéo n’a été prévue ?! Un groupe aussi majestueux et visuel que Ghost sur scène…mérite un live vidéo !!

Tracklist : 

1. Square Hammer
2. From The Pinnacle To The Pit
3. Con Clavi Con Dio
4. Per Aspera Ad Inferi
5. Body And Blood
6. Devil Church
7. Cirice
8. Ghuleh / Zombie Queen
9. Year Zero
10. Spoksonat
11. He Is
12. Mummy Dust
13. Absolution
14. Ritual
15. Monstrance Clock


  • Judas PriestFirepower

Titre ronflant, pochette déjà-vue, et départ de Glenn Tipton pour la tournée (raison de santé, remplacé par Andy Sneap)…Qu’attendre donc d’un nouveau Judas Priest ? Pour ma part, une excitation insoutenable quant à la qualité de Redeemer Of Souls sorti en 2014, que je classe dans leur top 5.

Quatre ans se sont écoulés et rien ne semble pouvoir arrêter le groupe de The Metal God ! 50 ans de carrière en 2019, bien qu’ils aient perdus KK Downing, Rob Halford entouré de Scott Travis et Ian Hill continuent, si ce n’est de repousser les limites une fois de plus, de les maintenir d’une main de fer. La jeunesse de Richie Faulkner ayant remplacé KK en 2011 permet de conserver le groupe au premier rang des grands du Heavy. Certes, ils n’ont plus rien à prouver, mais perdurer dans une telle qualité de compositions sans jamais se renier, c’est exemplaire. Firepower ne déroge pas à la règle : il est efficace, du pur Judas Priest, sans, hélas, sortir de sa zone de confort. Il est en deçà de Redeemer Of Souls de par des titres formatés « grande » écoute. Les riffs, les soli, la voix, la batterie, des refrains ficelés, rien à redire, mais on a déjà entendu tout ça. Est-ce un problème ? Non ! Je les aime pour ça, pas pour me faire le p’tit bonhomme en mousse version darkos qui se suicide de son plongeoir ! Ma seule petite déception réside dans la qualité de la post-prod, le son n’est pas assez porté sur les graves et la puissance pourrait être bien meilleure. L’album contient tout de même des pépites (No Surrender un bijou,  Never The Heroes, Rising From Ruins précédé d’un titre « interlude » au piano sublime,…) et une clôture en grande pompe avec Sea Of Red, aux allures d’un Prisonner Of Your Eyes.

Judas Priest trône toujours au Panthéon des géants et ce n’est pas avec Firepower qu’il trébuchera.

Titres à écouter : No Surrender / Never The Heroes / Rising From Ruins / Firepower / Sea Of Red


Ils étaient attendus, ils ont vaincu ! Le bonheur auditif porte leurs noms ><

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