Londres – Angleterre

3 jours dans la capitale du Royaume-Uni

Londres…j’y avais été en 2013 (jeune & svelte), juste le temps de 48h avec 24h dédiées à Hyde Park pour le concert des Rolling Stones donc j’avais parcouru en vitesse quelques monuments de l’extérieur. Depuis, j’ai été faire un tour en Ecosse (Édimbourg mon gros coup de cœur et Stirling pour une compétition) et au Pays de Galles (Cardiff pour une compétition encore), j’espère voyager l’année prochaine en Irlande et l’ensemble du Royaume-Uni aura été « parcouru ».


Ce ne sont pas les articles sur Londres qui manquent, ni les guides en tout genre. Je ne vais donc pas ré-inventer l’eau chaude en vous disant ce qu’il y a à faire ou pas. Je vais donc tenter ici de vous donner quelques petites anecdotes qui vous donneront peut être envie d’y passer :

Je suis partie de chez moi jeudi après-midi, aéroport de Tours, pour arriver à Stanted, 1h10 après pour environ 25€. Il vous faudra ensuite prendre la navette Stanted Express pour 16£ (si vous réservez tôt sur leur site internet, vous pouvez avoir des prix proches des 7£), et faire 45 min de voyage avant d’arriver dans le cœur de Londres, à la City, station de métro Liverpool Street.

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Vue de Tours (la Loire)

Le retour sera des plus chaotiques, en Eurostar pour 55€ (Londres-Tours), avec les trains déroutés de Montparnasse à Austerlitz et une arrivée à Tours vers 2h dans la nuit de dimanche à lundi…le réveil à 5h pour aller travailler à piqué.

J’ai été hébergée chez une amie, je ne pourrai donc pas vous conseiller un hôtel pas cher


Jour 1 :

London Bridge, triste lieu des attentats du 3 juin 2017, existe depuis les années 1100. Il a bien sûr était démoli puis reconstruit à plusieurs reprises, dont une version avec des maisons fortifiées au moyen-âge (les loyers permettaient de payer sa construction). La version actuelle date de 1973.

Esthétiquement parlant, il n’a rien d’extraordinaire, mais permet d’accéder aux bords de la Tamise et de rejoindre son petit copain d’à côté, Tower Bridge.

Pour info : les têtes des condamnés à morts étaient exposées sur des pics à l’entrée du pont, comme ce fut le cas avec celle de Thomas Cromwell, ministre sous Henri VIII et exécuté en secret à la Tour de Londres, par un bourreau inexpérimenté. Ce dernier qui s’y reprendra à 3 reprises avant de pouvoir séparer la tête du tronc et à plus de 8 reprises pour l’installer confortablement sur une pic.

Tower Bridge : 246 mètres de longueur et 65 mètres de hauteur, il était le plus grand pont suspendu jamais construit à l’époque (1886). Le mécanisme de soulèvement du tablier est inchangé depuis sa construction, et vous pouvez le visiter. Sa particularité est d’avoir un passage piéton suspendu, permettant la traversée à pieds, même durant le soulèvement. Les voitures, quant à elles, restent bloquées à l’entrée pendant cette manœuvre.

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Tower Bridge

Église All Hollows by the Tower : il faut absolument vous y arrêter ! L’entrée est gratuite, elle est située à 200 m de la Tour de Londres et contient les vestiges de la plus ancienne église du Royaume. Datant de 675, vous pourrez fouler un sol datant du IIe siècle, situé dans la crypte. Elle a par la suite été modifiée, jusqu’en 1700. Elle a échappé au grand incendie de Londres (1666) mais a connu quelques dégâts durant la seconde Guerre Mondiale. L’intérieur est choupinet avec ses caves voûtées, reliques et petite chapelle. Elle se visite avant tout au niveau du sous-sol.

The Monument : érigé suite au grand incendie de la ville en 1666, à 50m environ du foyer responsable de cette tragédie (boulangerie royale de Thomas Farynor), il vous offrira une vue imprenable sur la City. Pour 5£ (contre 40£ au London Eye), et quelques petites 311 marches, vous arriverez au sommet de la plus vieille tour en pierres du monde, culminant à 61m de hauteur.

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Vue en haut de The Monument

Pop Brixton : mon gros coup de cœur des 3 jours ! Quartier vivant multi-culturel, où tous les pays du globe sont représentés à travers des dizaines et dizaines de petits restaurants, placés sous des passages couverts. Brixton a même mis au point sa propre monnaie locale, afin de faire fonctionner les commerces du coin. Des distributeurs de billets vous échangeront, contres des £, des Brixton Pounds à l’effigie de David Bowie, Luol Deng (basketteur), Violette Szabo (agent secret franco-britannique et résistante)…. 1£ = 1 BP

En dehors des passages couverts, dans les rues, ça grouille de marchands ambulants (noix de coco, mangues, poisson…) et à une sortie, vous trouverez THE PLACE TO BE : Pop Brixton. Mini ville reconstituée avec des containers maritimes sur 2 étages. Pop Brixton est un endroit de rencontre où coulent bière, vin et transpire la cuisine du monde. Chaque container abrite 2 restaurants et il est assez difficile de circuler le soir, tellement il y a de monde. Des Djsets ou concerts y sont organisés dans le plus grand des containers. A l’étage, des dizaines de lampions vous accueilleront. Attention, même si vous êtes en extérieur, fumer est formellement interdit (des vigiles sont à l’affût et n’hésiteront pas à vous verbaliser).

Tower Of London : whaou bon…j’ai hésité. 25£ l’entrée et puis j’ai craqué. J’aime l’histoire, les vieilles pierres, et être à Londres sans faire la Tour de Londres, je trouvais ça trop con. En avant donc, pour 4h de visite (oui, j’ai tout fait!). Si vous êtes parfaitement bilingue, laissez vous guider par les célèbres Hallebardiers (du nom de la Hallebarde, leur arme de fantassin) et achetez le livre à 4,95£ « à la découverte de la Tower Of London » que j’ai dévoré.

La Tour de Londres est une forteresse construite sous Guillaume le Conquérant à partir de 1066. Au départ, seule la Tour Blanche est construite (1078). Au cours des siècles, cette dernière a connu des agrandissements et aménagements (ajouts de chapelles, de douves, ponts, tours…) comptant 13 tours et 2 enceintes. La Tour a vu défiler de nombreux prisonniers, mais également des banquets plus joyeux.

Rien que l’extérieur de cette forteresse me donnait des frissons, mais alors une fois à l’intérieur, c’est une véritable plongée dans l’histoire des chevaliers, rois sanguinaires et autres pans sombres de l’Angleterre qui vous glaceront le sang. Alors, qu’y trouve-t-on et quelle est son histoire (en essayant de faire court) ?

  • Hallebardier : ces gardes du nom de leur arme de fantassin sont un escadron de la Garde Royale, portant l’uniforme Tudor, et présents à la Tour, sans interruption, depuis 1485. Ils sont 37 (1 femme), et vivent avec leur famille (femmes, mari et enfants) dans la Tour. Chaque soir, les Hallebardiers ferment à clefs la Tour dans une procession inchangée depuis plus de 700 ans (tour de ronde, échange entre le garde et la sentinelle : « Halte qui va là ? Ce sont les clefs. Quelles clefs ? Les clefs de la Reine Elisabeth II. Passez alors, tout est en ordre. Dieu veille sur la Reine, Amen », puis fermeture de la Tour). Les Hallebardiers « modernes » sont recrutés parmi les vétérans de l’armée UK avec un minimum de 22 ans de service et en possession de la médaille « long service et bonne conduite ». Aujourd’hui, ils sont guide, mais au temps de la Tour en activité, ils étaient chargés de la garde des prisonniers et des joyaux de la Couronne.

Pour info : l’autre nom des Hallebardier est Yeoman (en référence aux noms donnés jadis aux petits propriétaires campagnards du royaume qui pouvaient postuler au poste de garde de la Tour de Londres). Un 3e nom est Beefeaters (mangeurs de bœuf) en référence à leur ration de bœuf quotidienne ou à une déformation du mot « buffet » pour « garde buffet ».

Pour info : vous trouverez sur tous les uniformes militaires (Garde Royale, Hallebardiers…) les sigles E II R signifiant Élisabeth II Regina (Elisabeth II la Régnante)

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Hallebardier
  • Tower Green : lieu où les décapitations avaient lieu pour les personnes de haut rang (les autres prisonniers étaient soit torturés, écartelés et éviscerés, soit pendus à l’extérieur de la Tour, à Tower Hill). Vous trouverez un mémorial avec une plaque commémorative « doux visiteur arrête toi quelques instants, ici-même à maintes foi, la mort est venue jeter son ombre, ici-même des têtes ornées de joyaux se sont vus emporter, puissent-elles reposer en paix tandis que nous marchons à travers les générations autour de leur combat et courage sous ces cieux agités ». La Tower Green s’accompagne de la Tour Beauchamp, plus simplement nommée Prison. A l’époque, les coups d’Etat étaient nombreux et le trône disputé. Les hallebardiers devaient donc jongler entre « bons traitements » des prisonniers qui pouvaient, du jour au lendemain, devenir leur chef, et « mauvais traitements » demandés par le souverain en place. Ainsi, il n’était pas rare de voir des prisonniers libre de circuler dans la Tour, où recevant de la compagnie.

Pour info : les 2 femmes (sur 6) d’Henri VIII, Anne Boleyn et Catherine Howard ont été exécutées sur la pelouse de la Tour de Londres (par un bourreau venu spécialement de France), ainsi que la Reine Lady Jane Grey. Le dernier tué sera le nazi Josef Jakobs en août 1941, fusillé sur une chaise (il ne tenait pas debout suite à une blessure au genou).

Pour info : les 3 Reines décapitées, ainsi que la vicomtesse de Rochefort, comtesse de Salisbury et le compte d’Essex, sont enterrés dans la Chapelle St Jean de la Tour de Londres.

Pour info : la comtesse de Salisbury, condamnée par Henri VIII, subit une exécution laborieuse, par un bourreau maladroit, lui tranchant la tête et les épaules. Dans le même registre, le duc de Monmouth a subi les pires supplices, suite à un bourreau inexpérimenté, avec une hache inadéquat : ce dernier devra s’y reprendre à 3 fois (pendant ce temps, le Duc était conscient) et devra terminer le travail en séparant la tête du tronc avec un couteau.

  • Jewel’s Crown

Les bijoux de la Couronne…une dose d’histoire incroyable qui vous rentre par tous les pores de la peau ! Quelle stupeur de pouvoir être face à tous les joyaux et objets des différents couronnements. Certes, une porte blindée de plus de 3 tonnes renferme tous ces trésors en dehors des heures de visite, mais toute la journée, des centaines de personnes peuvent assister à une page de l’histoire Anglaise. Me retrouver devant les épées royales, chair de poule !

Je vous conseille de commencer tout de suite par cette partie, compris dans la Caserne Waterloo car l’attente peut être longue.

Pour info : la Couronne d’Elisabeth II comporte 2868 diamants, 17 saphirs, 11 émeraudes, 5 rubis et 273 perles.

Pour info : avant le XXe siècle, les bijoux de la Couronne étaient prêtés (sertis puis rendus). Il faudra attendre les colonies britanniques pour que les diamants soient achetés. Entre autre, on retiendra le plus gros diamant du monde jamais taillé, le Cullinan I (1er morceau sur 3 du Cullinan faisant 3106 carats. Le Cullinan I pèse 530 carats, propriété d’Edouard VII et posé sur le sceptre royal), le Koh I Nur (106 carats), Rubis du Prince noir ou encore le Saphir des Stuart.

Pour info : pendant la Guerre Civile (1642-1646) menée par Cromwell, tous les symboles de la monarchie ont été détruits (ou fondus) comprenant toutes les couronnes, sceptres, glaives etc etc (Charles Ier fut décapité). Les seuls objets ayant survécu sont une cuillère d’Onction du XXIIe, et 3 épées de cérémonie datant de 1625. Cependant, chaque nouvelle Couronne est coulée dans l’or des bijoux royaux fondus pendant la guerre civile, sur le modèle de la couronne d’Edouard Le Confesseur de 1042, dites Couronne de St Edward. La monarchie sera rétablie en 1661 avec Charles II, la collection des joyaux exposée débute donc en 1661.

Pour info : lors du couronnement le/la souveraine reçoit sur le trône datant de 1308 à Westminster, la Supertunica (tunique + robe datant de 1911 et 1821), la Couronne St Edouard (2 kg), le Globe surplombé d’une croix (suprématie mondiale + règne chrétien), épées d’Etat, 8 Masses, 2 Sceptres Royal (dont avec le Cullinan I. Ce n’est qu’une fois les 2 sceptres dans les mains que la Couronne peut être posée sur la tête du futur souverain), 16 Trompettes, bagues, bracelets, et Cuillère d’Onction Royale.

Pour info : na pas confondre Couronne St Edouard, utilisée pour tous les couronnements (sauf par la Reine Victoria et Edouard VII qui la jugeaient trop lourde), la Couronne d’Apparat portée pour les occasions diverses (plus légère), les couronnes des Roi/Reines consort (avec le Koh I Nur), Couronne Impériale des Indes (la plus lourde de la collection, plus de 3 kg, portée sous George V, empereur des Indes) et autres diadèmes. Certaines versions ont été améliorées car détériorées au fil du temps, d’où le fait d’avoir plusieurs couronnes exposées.

Pour info : la Couronne de Guillaume IV (1831) pesait 3,2 kg lors de son couronnement, et accentua sa rage de dent lui laissant un assez mauvais souvenir.

Pour info : en 1937, l’Archevêque de Canterbury coiffa la tête de Georges VI avec la Couronne à l’envers. Pourtant, Georges VI qui se doutait qu’une telle erreur arriverait, avait fait poser un bout de coton rouge à l’arrière de la Couronne. Hélas pour lui, la Couronne fut nettoyée peu de temps avant.

Pour info : la Reine Victoria, en représentation au Parlement, devait porter sa Couronne d’Apparat (obligatoire), mais hélas, celle-ci posée sur un coussin porté par le Duc d’Argyll, s’échappa et se fracassa au sol. La Reine Victoria surnommera par la suite sa couronne de »Pudding ».

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Selfie connasse au pied de la Caserne Waterloo
  • Tour sanglante : la Tour Sanglante (Bloody Tower), lieu du crime des Deux Princes, fils du Roi Edward IV. A la mort de ce dernier, son frère Richard III, dernier héritier de la lignée des Plantagenêts, fit emprisonner ses deux filleuls afin d’accéder au trône, et les déclara illégitimes. Personne ne les reverra mais en 1684, les ossements de deux enfants âgés d’environ 10 ans seront retrouvés dans un coffre de la tour, surnommée depuis la Bloody Tower. Les ossements ont été enterrés à Westminster.
  • Salle des tortures : cette salle exiguë était le lieux où se déroulait les horreurs de la torture. 3 « instruments » y sont exposés, à savoir notamment le chevalet dit The Rack (écartement), les manettes dites The manacles (suspendre un homme par les bras) et les fers dits The scavenger’s daughter (permettait de compresser un corps introduit dans un cercle jusqu’à…)

Pour info : la torture a été interdite à partir du XVIIe

  • Les corbeaux : purée les monstres ! Ils font une taille de canards ! Ils sont au nombre de 9, surnommés les Raven. Ils ont tous un nom et ont une de leur aile rognée. L’un d’entre eux était à côté de moi mais j’ai cru à une sculpture, alors j’ai continué mon chemin ><

Pour info : la légende veut que si les Raven s’échappent de la Tour, la Monarchie s’effondre avec tout le royaume. L’astronome, John Flamsteed demanda à Charles II de les déloger car ils le dérangeaient dans ses travaux (à l’époque, la Tour était le point culminant de la ville). Très superstitieux, Charles préféra construire l’observatoire de Greenwich plutôt que de toucher à une plume de ces corbeaux.

Pour info : les corbeaux se nomment Gwylum, Thor, Hugin, Munin, Branwen, Bran, Gundulf, Baldrick, Fleur et sont nourris par un maître corbeau (170g de viande, lapin avec poils, biscuits imbibés de sang, œufs). Certains corbeaux prennent congés d’eux-mêmes mais d’autres sont mis à la porte, comme George et Grog, coupables de détérioration.

  • La Tour Blanche : première édifice construit en 1078, la Tour Blanche accueille une collection phénoménale d’armures royales, armes et boucliers. Vous pourrez, entre autre, contempler les armures d’Henri VIII notamment la célèbre Armure d’Argent exposée sur un cheval (à l’époque où il était encore mince, cette armure est la plus vieille des 6 d’Henri VIII. Suite à un accident de joute, le roi devient de plus en plus obèse, pesant plus de 180 kg à la fin de sa vie) ! La Tour a pris sa fonction de « stock d’armes et de munitions » dès le XIVe siècle et regorge donc de plus de 500 ans d’histoire militaire sur 3 étages. N’oubliez pas de lever les yeux vers le plafond une fois au dernier étage, la charpente date des années 1400 et est issue d’une prouesse incroyable pour l’époque, à savoir des poutres de 4 tonnes enchevêtrées en triangle à plus de 30m de haut, rendant le toit d’une solidité hors pair.
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Tour Blanche

Pour info : en 1240, Henri III la fit blanchir à l’aide de chaux pour la protéger de la pluie, lui donnant son nom de Tour Blanche

Pour info : la Tour Blanche possède une chapelle où un trône, jusqu’au XIVe siècle était en place pour accueillir le/la souverain(e). La chapelle est sobre mais splendide, avec ses 12 colonnes et ses arcades d’un blanc éclatant. Elle est la sépulture des têtes couronnées décapitées à la Tour.

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Chapelle St Jean

Pour info : la cave de la Tour blanche, offrant une collection de canons, mortiers et autres armes, a été le lieu de torture de Guy Fawkes et John Gerard. Fauwkes était le commanditaire de la Conspiration des poudres en 1605 (attentat contre le Roi Jacques Ier, souhaitant remettre un catholique sur le trône). Fawkes a été condamné à être pendu, traîné, puis écartelé. Il réussira malgré tout à sauter de l’échafaud pour se briser la nuque lui-même afin d’éviter les souffrances de sa sentence. John Gerard était un de ses complices qui réussira à s’enfuir avant sa peine de mort. « Cette cave possédaient tous les outils et instrument de torture humaine imaginable » 

Pour info : la dernière armure royale fut fabriquée en 1685 pour Jacques II (100£) et pesait 17 kg (celle d’Henri VIII par exemple, pesait plus de 32 kg et était déjà, pour l’époque, très légère). Au XVIIe, les armes à feu commençaient à avoir le vent en poupe, et les armures devaient résister à ces dernières, avant d’être définitivement abandonnées.

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Une des armures d’Henri VIII, il en avait dans le caleçon…

Pour terminer la visite, pour pourrez aller faire le tour du chemin de ronde sur la muraille, ou encore visiter l’exposition sur la ménagerie (ancêtre du Zoo) qui était présente de 1210 à 1834 (léopards, éléphants, loups, singes, aigles, lionnes…). L’exposition présente les animaux à taille réelle réalisés par l’artiste Kendra Haste.

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Singes de Kendra Haste

Pour info, histoires d’évasions : personne ne s’échappait de la Tour mais quelques-uns, rusés, ont pu déjouer la fatalité :

  • 1100, Ranulf Flambard réussira à enivrer les gardes de vin et à s’enfuir grâce à une corde cachée dans un tonneau.
  • En 1716, Lord Nithsdale s’échappa avec l’aide de sa conjointe venue lui rendre visite, via un déguisement de femme.
  • Enfin, et plus tristement, la fuite de Will Seymour : sa femme, Arbella Stuart a été envoyée en résidence surveillée à Lambeth, tandis que Will était à la Tour (prétendants au trône, leur mariage n’a jamais été accordé par Jacques 1er qui les emprisonna, pour suspicion de coup d’Etat). Arbella, déguisée en homme réussi à s’enfuir et à préparer l’évasion de son mari, aidée d’un barbier à l’intérieur de la Tour. Will réussit à s’échapper selon les plans d’Arbella, mais manqua leur rendez-vous. Arbella embarqua donc pour la France sans son mari mais fut rattrapée et enfermée, cette fois-ci, à la Tour et mourra en 1615 dans la démence. Will, quant à lui, traversera la Manche quelques heures après sa femme et finira ses jours, libre, en France.

Jour 2 :

Camden : Camden Market est divisée en 5 partie : Camden Lock Market, Historic Camden Stables Market, Camden Lock Village, Buck Street Market, Inverness Street Market. La partie « Camden Lock » a été ravagée il y a quelques semaines par un incendie, j’ai donc visité le reste, à savoir le Camden Lock intact (écluse et les restaurants), les rues de Chalk Farm Road avec les boutiques aux devantures mythiques, le marché des robes et T shirt vintage…mais j’avoue que de ne pas avoir visité le célèbre Lock Market manquera pour apprécier véritablement ce quartier. Beaucoup d’attrape-touristes avec des vendeurs de lunettes de soleil à foison, des T shirt bas de gamme « Nutella » « Batman » « Hepburn » à 5£ et une boutique de Rock-Metal très chère (25£ le T shirt) et loin d’être aimable… Bref, on m’a tellement parlé de Camden que j’en suis repartie déçue. Le coin avec l’écluse et les petits resto est cependant très sympa, la rue principale très jolie, mais loin de mon imaginaire « disquaires » « vintage » « rock ».

Westminster Abbey : encore une visite à 25£ mais impossible de faire l’impasse, surtout après avoir visité la Tour de Londres. Comment résumer ce monument historique de la culture anglicane ? Monastère sur la rive ouest (d’où son petit nom de West-Minster), lieu de couronnement de toutes les Reines et Rois d’Angleterre depuis Guillaume le Conquérant en 1066, il abrite les tombeaux d’environ 20 d’entre-eux (la sépulture d’Henri VIII est à Windsor et les Reines décapitée par ce dernier sont à la Tour de Londres). Bien que sa construction fut terminée en 1065, elle s’est étalée jusqu’au XVIe siècle, comprenant également la plus haute Nef d’Angleterre (31m). L’Église a été édifiée par Édouard le Confesseur, prédécesseur à Guillaume Le Conquérant, et mort peu de jours avant la fin de sa construction (il se fera tout de même enterrer ici). Au total, plus de 3000 corps sont enterrés à Westminster, notamment ceux du soldat inconnu, Isaac Newton, Charles Dickens et Charles Darwin.

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Abbaye de Westminster

Pour info : l’Église d’Édouard le Confesseur a été peinte sur la Tapisserie de Bayeux, avec la comète Halley de 1066 présageant la victoire de Guillaume le Conquérant.

Pour info : dans les année 1245, Henri III modifia l’Église d’Édouard en Abbaye gothique, sur les modèles des récentes Cathédrales de Reims, Amiens et Chartres

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Flanc de l’Abbaye de Westminster

La visite est très riche, accompagnée d’un audioguide gratuit (enfin…compris dans les 25£), j’y suis restée environ 2h bien tassées. A savoir par contre que Westminster vit toujours au rythme des messes, et qu’elles y sont célébrées chaque jour à 17h et 15h le we. Le site est grand, l’Abbaye regorge de salles, de chapelles, d’un cloître, d’un sous-sol etc etc donc voici un petit résumé de ce qu’on peut y voir :

  • Nef

Le trône en bois de tous les Rois et Reines d’Angleterre (à l’entrée de l’Abbaye) appelé King Edward’s Chair. La tradition veut que tous les souverain(e)s soient couronnés sur ce trône depuis 1274, placé sur la Pierre de Scone.

Pour info : la Pierre de Scone que j’ai eue la chance de voir en Écosse, au Château d’Édimbourg, date depuis la nuit des temps, et c’est aux alentours des années 840 que cette Pierre est devenu le trône des Rois d’Écosse. Aucun Roi ne pouvait diriger l’Écosse sans avoir été intronisé debout sur cette Pierre. De même, le Royaume d’Écosse resterait aux Écossais, tant que la Pierre y siégerait. Seulement voilà, petite gué-guerre qui éclata début 1200 et l’Angleterre vola la Pierre de Scone, qui depuis est placée sous le trône. En 1950, un groupe d’étudiants a toutefois réussi à voler la Pierre et à la ramener chez eux, en Écosse et la plaça dans l’Abbaye d’Arbroath. Les Écossais étaient persuadés que Londres n’oserait jamais la demander, face à l’opinion publique favorable à sa restitution en terre d’Écosse et aux tensions communautaires. Pourtant, l’année suivante, la police Londonienne réussira à la subtiliser. Ce n’est qu’en 1996 que le Gouvernement Britannique accepta de rendre la Pierre de Scone aux Écossais, à condition que ces derniers renvoient la Pierre à Westminster à chaque nouveau couronnement.

  • Chœur : lieu du couronnement, face à l’autel
  • Sacristie : tombeau d’Édouard le confesseur, très haut et imposant, impossible de le louper
  • Autour de la sacristie, plusieurs chapelles « ouvertes » sur la nef entourent la partie sud, avec chacune des sépultures imposantes, représentant les personnes inhumées. L’une d’entre elle comporte les tombes de Marie Ière d’Angleterre surnommée Bloody Mary (génocide protestant) et Élisabeth Iere d’Angleterre.

Pour info : à la mort d’Henri VIII, Edouard VI son fils pris le pouvoir puis le céda peu avant sa mort, à sa cousine Lady Jane Grey. Les 2 demie-sœurs, Marie Iere d’Angleterre et Elisabeth Iere, filles d’Henri VIII, héritières directes du trône auraient dû, à lamort de leur frère, récupérer le trône. En s’alliant, elles renversent Jeanne Grey au bout de 9 jours de règne lui donnant le surnom de « Reine des 9 jours », et entrent triomphantes à Londres. Marie Iere s’imposa sur le trône et plia le pays au catholicisme, ce à quoi, sa sœur Élisabeth, ne pouvait se résoudre (Protestante). Un coup d’État a eu lieu contre Marie Iere qui tiendra sa sœur pour responsable, et la fera emprisonner à la Tour de Londres. Seulement voilà, Marie Iere, mariée au fils de Charles Quint (empereur d’Espagne) ne réussira jamais à avoir d’héritier. Sa cousine, Marie d’Écosse, mariée au Dauphin de France pouvait prétendre au trône d’Angleterre. Or, à cette époque, la France ne s’entend ni avec l’Espagne, ni avec l’Angleterre. L’idée que Marie d’Écosse puisse prendre le Royaume d’Angleterre est insoutenable pour Marie Iere, qui, dans ses dernières volontés, cède le trône à sa sœur Élisabeth (qu’elle avait fait enfermer…vous suivez?).

Pour vous compliquer un peu la tâche, il ne faut pas confondre Marie Iere d’Angleterre (dit Bloody Mary) et Marie Iere d’Écosse (dit Marie Stuart). Cette dernière a été exécutée par Élisabeth Iere, sœur de Bloody Mary, craignant un coup d’État. Il s’avère que c’est le fils de Marie Stuart, nommé, Jacques Ier pour les Anglais/Irlandais et Jacques VI pour les Écossais (encore un truc simple à retenir), qui décida d’exhumer le corps de sa mère pour l’enterrer à Westminster, dans l’aile opposée aux tombeaux des 2 sœurs ennemies. C’est ce même Jacques qui fera poser la plaque suivante sur le tombeaux des 2 sœurs « Consorts sur le trône et dans la tombe, ici nous dormons, Élisabeth et Marie, sœurs, dans l’espoir de la résurrection » (dans l’espoir que dans la mort, on se fasse une bouffe et un câlin car on s’est haies dans la vie)

Pour info : il faut distinguer un(e) Roi/Reine régnant de consort. Le premier signifie que le couronnement est directement portée par lui/elle, le second signifie par alliance. Exemple : si mon père est Roi, je suis sa fille aînée, je prends le trône à son décès, je m’appelle Reine Albert II Régnante (et mon mari Roi Richard X Consort). Si mon mari est roi, il est Roi Richard X régnant je deviens donc une reine dite Reine Albert II Consort.

  • Chapelle Henri VII : Là encore, de multiples chapelles ouvertes, avec différents « gisants », notamment ceux des Reines Élisabeth Iere et Marie Iere
  • Le coin des poètes, scientifiques et hommes d’État : plusieurs plaques commémoratives en l’honneur des grands Hommes Anglais. Je ne me suis pas attardée là dessus.
  • Le cloître : comme toute abbaye, il y a un cloître avec des arcs voûtées, et un jardin
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Jardin du cloitre de Westminster
  • La chambre Pyx : au sous-sol du cloître, cette chambre date de 1070. Vestige de la première version de l’Abbaye, elle abritait la sacristie puis est devenue une salle aux trésors. La porte de la chambre Pyx comportait 7 serrures (1 clé par personne soit 7 personnes différentes…Si tu voulais une pièce d’or, ça devait être rapide à obtenir).
  • La crypte St Pierre : également au sous-sol, elle comporte le musée de l’Abbaye avec des reliques (par exemple, le retable de Westminster qui est le plus vieux décor en bois peint et sculpté d’Angleterre, commandé par Henri III)
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Crypte St Pierre de Westminster
  • La salle capitulaire : datant de 1250, utilisée par les conseils royaux et la chambre des Communes (avant de fonder le Parlement).

Difficile de tout décrire sans photos qui étaient interdites. L’abbaye regorge de murs sculptés, de vitraux, de décorations … C’est un sacré beau monument, à l’instar de notre Basilique St Denis et Panthéon (Paris).

Buckingham Palace : bon alors euh…le bâtiment est tout de même assez moche.

Buckingham Palace est la résidence officielle de la monarchie Britannique depuis la Reine Victoria en 1837. De ce que l’on voit, le Palais date de 1703 (ancien hôtel particulier), mais son nom remonte au moyen-age, lorsque Buckingham House était une extension d’un manoir, déjà jadis courtisé par la famille royale.

On y va avant tout pour voir la relève, chaque jour à 11h, de la garde royale (Coldstream Guards). Vous savez, ces militaires statiques, sous la pluie, dans le vent, en rouge et noir avec leur plumeau sur la tête.

Pour info : l’infanterie Britannique est composée de 5 régiments. L’un d’eux est le Coldstream Guards. Ces petits hommes en rouge portent le Bearskin : casque surplombé de poils d’ours. Ces derniers étaient utilisés par la garde impériale Napoléonienne, vaincue à Waterloo. A la suite de cette victoire, les régiments anglais ont décidé de le porter. Les poils sont fournis chaque année par le gouvernement Canadien. Il y a 50 à 100 chapeaux réalisés par an, et il faut une peau complète pour faire un chapeau…

Pour info : 450 personnes travaillent chaque jour au Palais

Pour info : en plus de la Reine et du Duc d’Édimbourg qui a récemment tiré sa révérence, le palais accueille la famille d’Andrew d’York (2e fils de la Reine) et le Compte Edward de Wessex (3e fils de la Reine).

Pour info : le Palais (du moins, une aile du palais) se visite uniquement en août et septembre. Vous pourrez seulement voir 19 des plus de 850 pièces composant l’édifice.

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Buckingham Palace

Picadilly Circus : place centrale de la vie Londonienne, Pacadilly Circus est un immense carrefour avec à son centre, une statue d’Eros, entourée de dizaines de magasins aux devantures scintillantes. L’équivalent de Time Square à New-York.

Pour info : le nom Picadilly vient des Picadills, des hauts cols empesés portés au XVIe par les Dandys. L’homme d’affaires Robert Baker en a fait son business et a fait construire sa maison, surnommée la Picadilly Hall, près de l’actuelle place centrale. Circus symbolise Circle, une sorte d’arène ouverte et circulaire

Pour info : Picadilly Circus avait dans les années 1700-1800 la réputation d’être le centre névralgique de la prostitution et rencontres homosexuelles. La réputation a traveré les frontières, jusqu’à devenir un argot fort utilisé dans le milieu gay : « Pick A Willy » (choisi ton sexe).

Pour info : le nom de code de la flotte alliée devant se réunir proche de l’île de Wight dans la nuit du 5 au 6 juin 1944, avant de prendre la direction de la Normandie, était Picadilly Circus

Trafalgar Square : autre place centrale connue de tous, entourée d’ambassade et identifiable par la statue érigée en l’honneur de Nelson. Le nom de la place vient de la bataille navale de Trafalgar (cap de Trafalgar, situé entre Cadix et Tarifa), gagnée par Nelson en 1805 (mais il y perdra la vie), face aux Français et Espagnols. Cette place symbolise la libre expression, et est le lieu de nombreuses manifestations citoyennes, à l’image de notre place de la République à Paris.

Pour info : si vous y êtes, passez à côté du plus petit commissariat du pays, de forme cylindrique, il fait la taille d’une cabine téléphonique.

Pour info : l’expression française « un coup de Trafalgar » provient de cette débâcle Napoléonienne qui a eu de graves répercussions, par la suite, sur la flotte française et sur la politique de Napoléon, anéantissant tous ses espoirs d’envahir l’Angleterre.

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Statue de Nelson à Trafalgar Square

Abbey Road : bien que je ne sois absolument pas fan des Beatles, les 7 studios d’Abbey Road (appartenant à EMI) restent un lieu mythique à Londres. Immortalisés par la pochette du disque éponyme avec les 4 garçons dans le vent traversant le passage piéton, les Studios ont accueilli des centaines d’artistes : Pink Floyd, Jamiroquai, Iron Maiden, Oasis, Elliott Smith, Adele, Black Keys, Depeche Mode, Nick Caves, Radiohead…

Si vous souhaitez immortaliser le moment, vous pouvez tenter de vous prendre en photo sur le célèbre passage piéton (attention aux voitures!!) et aller faire un tour au shop, collé au studio (les prix…compter 15£ la petite affiche N&B, 3£ le stylo, 25£ la plaque en plastique rouge « studios n°1 »…).

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Abbey Road, passage piéton

Pour info : ne pas confondre la station de métro Abbey Road (à perpet’), et la rue Abbey Road (qui ici nous intéresse), coincée entre Camden et Westminster

Pour info : Abbey Road a été nommée ainsi sous Henri VIII. Le quartier comprenait une vingtaine de maisons rassemblées en hameau, autour d’une chapelle (Abbey).

James’Park et The Guards Museum & The National Army Museum : j’avais une chance sur 52 de tomber sur le we marathon/course de vélos dans Londres…Il m’a donc fallu marcher pas mal pour contrer les soucis de transports en commun. A l’occasion, j’ai visité d’un bout à l’autre le jardin de Battersea (immense, avec un lac, un zoo, des terrains de criquet…) et celui de St James, à côté du palais de Buckingham. Vous y verrez, certes, des écureuils, mais surtout des Pélicans (ces derniers sont nourris à 14h30). En bordant le parc, vous arriverez face à l’imposante Horse Guards Parade (avec le London Eye en arrière plan). Ce lieu, sous Henry VIII, était utilisé pour les combats de joutes et depuis toujours comme lieu de commémorations (défilés militaires aux dates anniversaire des souverains etc). Le bâtiment abrite le musée de la cavalerie de la garde royale.

Pour info : le parvis du Horse Gards Parade était jusqu’en 1991 un parking. En 1991, un attentat de l’IRA au mortier en direction du 10 Downing Street (résidence du 1er ministre) a été exécuté à partir d’une voiture garé sur ce parking

Pour info : en août, la garde Royale à cheval est remplacé par la King’s Troop Royal Horse Artillery (pas de petits bonhommes rouges à poil d’ours en août, mais de beaux uniformes noirs et or avec un sabre à la poignée un peu bizarre)

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Parvis de Horse Guards Parade

Troubadour : arrêtez vous à Earl’s Court pour y manger un soir ou prendre un verre et assister à un concert au sous-sol ! Le Troubadour a vu naître la légende Bob Dylan qui a par la suite, lancé sa carrière en Angleterre. Se sont également produits sur la scène : les Kinks, Adèle, Paul Simon, Charlie Watts, Led Zep, Elvis Costello… Le Troubadour a également été le lieu où les Black Panthers se sont réfugiés après avoir quitté Paris en 1968, ainsi que le lieu où était imprimé et distribué le journal satirique communiste Private Eye.

Le pub possède une porte d’entrée sublime, sculptée en bois et épaisse. La déco est vintage et des bougies avec la cire coulante sont posées sur les tables. Dans le fond, une superbe cour intérieure jonchée de plantes grimpantes et au sous-sol, une salle de concerts avec bar et fauteuils.

En bonus : les 3 serveurs sont adorables et beaux gosses !

Pour info : vous pouvez y manger pour 15£, et les soirées concerts sont généralement à 10£. Ce soir là, j’ai assisté aux prestations de 4 groupes, dont celle d’OSHENS, groupe à suivre, assurément. Leur premier EP sortira en septembre.

Pour info : le pub existe depuis le XVIIe, à l’origine, il était un des premiers Coffee House d’Angleterre.


Jour 3 :

Notting Hill : en dehors du film Coup de Foudre à Notthing Hill, ce dernier est un quartier fabuleux, où règne le bon vivre. Antiquaires, maisons Victoriennes colorées, terasses ombragées, boutiques vintage +++. Impossible de louper Portobello Road connue pour son plus grand marché d’antiquités avec plus de 1000 étalages (tous les samedis).

Covent Garden : marché couvert et arts de rue, ça grouille ici ! Après avoir monté 195 marches pour sortir du métro (il y avait des ascenseurs mais bon…), me voilà face à une halle couverte d’où partent plusieurs autres petites halles avec vendeurs en tout genre (nourriture, babioles, meubles…). La halle sur 2 étages est entourée de plusieurs magasins de luxe. Sur le parvis, de nombreux musiciens ou saltimbanques.

Pour info : Covent Garden en référence au « jardin du couvent » de l’Abbaye de Westminster, était, au Moyen-Age, un potager de 40 acres censé s’auto-suffire. A la suite, le potager s’est ouvert en un marché de fruits et légumes.

Pour info : si vous marchez 10 min après Covent Garden, vous arriverez au carrefour de Broadway avec la plupart des théâtres aux nombreuses comédies musicales.

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Covent Garden

Le Parlement : le Parlement Britannique est un système bicarisme qui réunit deux chambres distinctes, à savoir une haute et une basse. La chambre basse est la Chambre des Communes (députés élus au suffrage direct), tandis que la chambre haute est celle des Lords (élue au suffrage indirect) séparée elle-même en 2 catégories : Lords Spirituels (Clergé) et Lords Temporels (Noblesse). Le Reine fait également partie du Parlement, ainsi que le Premier ministre et son gouvernement. L’architecture est imposante, sur les bords de la Tamise, avec en son centre, une statue de Guillaume le Conquérant.

Pour info : le parlement Britannique a été créé en 1707 avec la fusion de l’Angleterre et l’Ecosse, puis s’est agrandie avec l’arrivée de l’Irlande en 1801.

Pour info : la Reine est le chef de l’Etat. Elle a le pouvoir législatif qui s’exerce au Parlement et peut le dissoudre. La Couronne a également un rôle réglementaire en donnant la Sanction Royale (entrée en vigueur des textes de lois) et peut donner des Ordres en Conseil, sans passer par le Parlement. Elle est également chef des armées, nomme le 1er ministre, accorde des droits de grâce…Toutefois, toute loi doit être approuvée par la Chambre des communes (le Gouvernement) afin d’être adoptée et malgré la toute-puissance de la Reine dans les textes de Lois Britanniques, cette dernière consulte le 1er ministre tous les mercredis (sauf à Noël) et s’appuie sur sa politique mais donne son avis sur TOUS les dossiers du pays. Une phrase résume à merveille cette situation bancale : «La Reine règne, mais elle ne gouverne pas»

Pour info : La Reine Elisabeth II a connu 12 premiers ministres. Elle règne également sur l’Australie, la Jamaïque et toutes les anciennes contrées du Commonwealth

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The Parlement

« Big Ben » : c’est le nom de la cloche au sommet de la Tour de l’Horloge (renommée Elizabeth II Tower en 2012 lors de son jubilé), partie intégrante du Parlement. Cette dernière sonna pour la première fois en 1859 et s’entend à 6km. Le son particulier de sa cloche réside dans le fait que cette dernière soit fendue, peu de temps après son installation. Le marteau a dû être décalé pour ne pas la briser en deux.

Pour info : la Tour mesure 96 m et ne peut se visiter que sur inscription et par des habitants de Grande-Bretagne. Le marteau pèse 200 kg et le mécanisme 5 tonnes. Les aiguilles pèsent 300 kg.

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Big Ben

Où manger :

ETO Caffe : à Sloane Square, l’ETO Caffe vous offre des salades composées raffinées et des cupcake aux saveurs incroyables

Troubadour : à Earl’s Court, voir le chapitre consacré (jour 2)

Abokado : près de la Tour de Londres face à l’Église All Hollows by the Tower, cette chaîne Health-Food propose de superbes salades, des soupes, des sushis et desserts, peu cher, très bon, peu calorique (tous les plats sont renseignés sur leur calories). Je me suis éclatée sur un fromage blanc graines de Chia, salade saumon avocat et spaghettis de courgettes, sauce à la menthe, boisson. Le tout pour 9£.

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Vue sur London Eye et le Parlement

Comment se déplacer :

Citymapper : application mobile avec trafic en temps réel, prix des transports et multiples façons de se rendre au point souhaité. Indispensable.

Oyster Card : la carte vous coûtera 5£ qui vous seront rendus à la fin du séjour. Vous rechargez sur toutes les bornes du métro autant que vous souhaitez de £. Si à la fin du séjour, vous n’avez pas tout utilisé, vous trouverez des bornes « refund » qui vous rendront la monnaie (5£ + vos trajets non utilisés). La carte, dites Pay As You Go, est la meilleure façon de se déplacer car les tarifs, selon les zones et moyens de transports ne cessent d’être différents d’un arrêt à l’autre.

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Pub fleuri

Dernière anecdote : 

Pour info : pourquoi la rose rouge est-elle le symbole de l’Angleterre ? La rose était le symbole de la Provence, portée par Éléonore de Provence, mariée à Henri III. Cette dernière était à l’origine dorée, transformée en rouge par son fils cadet, Edmond de Lancastre, en opposition à la Maison d’York qui elle, était blanche. En 1453 éclata la guerre des Deux Roses opposant les Maisons Lancastre/York pour le trône d’Angleterre. Cette dernière ne prendra fin qu’en 1483 avec la mort de Richard III (York) sur le champs de bataille et l’accession au trône par un Tudor (Henri Tudor, dit Henri VII), apparenté à la maison des Lancastre. Ce dernier utilisa donc l’emblème de la Rose Rouge, puis se maria à Élisabeth d’York (afin d’apaiser le climat). Le symbole est devenu la fusion des emblèmes des deux Maisons, en une rose rouge au cœur blanc.

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The END

3 réflexions sur “Londres – Angleterre

  1. Ca me rappelle tellement de bons souvenirs de l’an dernier ! Je n’avais jamais autant marché qu’à Londres, j’ai tout fait à pied et c’était la canicule. Les parcs sont tellement plaisants, se promener dans la ville est top. J’ai fait aussi un détour par le musée égyptien de la ville et là où se cachait James Bond, mais tout ce que tu as cité vaut le détour !
    Je ne sais pas pourquoi mais j’étais sûre que tu étais déjà allée là-bas !

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