Hellfest 2022 – Bilan | Chiffres | Ambiance

L’édition du siècle avec 7 jours de festival

Comme chaque année, le petit bilan du Hellfest ! Cette année était particulière, avec 2 années de Covid, le festival a voulu frapper fort pour renflouer les caisses et faire plaisir aux festivaliers fidèles, avec une double édition, la première (HF1) sur 3 jours du 17 au 19 juin, et la seconde (HF2) sur 4 jours du 23 au 26 juin. J’y étais, bien évidemment, et comme les années précédentes, je vous fais mon petit bilan.


Quelques chiffres (si pas précisé, pour les 2 éditions cumulées) :

  • 420 000 festivaliers (60 000/jour sans compter la presse, les invités etc)
  • 50% des festivaliers du HF1 étaient aussi présents au HF2
  • 8 000 festivaliers sont restés sur site entre les deux Hellfest
  • 362 groupes
  • 6 scènes intra HF (_8 avec la Hell City et Metal Corner) soit 1 500m²
  • 2 parkings dont un de 39 hectares avec le record du plus grand de France – 15 000 voitures
  • 1900 interventions dont 800 malaises pour le HF1 et 29 hospitalisations (sur 180 000 festivaliers)
  • 800 000 litres de bière soit 3 millions de demis (-20% si on rapporte à une édition normale – canicule)
  • 34 800 litres de vin (25 000 l de Muscadet, 6 000 l de rosé et 3 800 l de Gamay)
  • 6 000 bouteilles cuvées « spéciale Hellfest XV » écoulées
  • 300 000 litres de fioul utilisés pour l’ensemble des groupes électrogènes (plus grand chantier éphémère en France)
  • 1 cas avéré de piqure sauvage
  • 5 000 bénévoles (60% ont souhaité faire les 2 HF)
  • 53 millions € de budget investi
  • 40 millions € de retombées pour la ville de Clisson (mis à jour le 13/07/22)
  • 900m² la taille de la loge de Metallica
  • 600 intermittents du spectacles
  • 400 personnes prestataires
  • 111 hectares de site au total (avec camping et parkings)
  • 35 000 emplacements au camping
  • 2900 emplacements à Easy Camp (il a doublé)
  • 700 sanitaires et douches
  • 1000 points d’eau
  • 11 litres de bières par Dessoifeur, soit 18 kg à porter sur le dos
  • 4 km de pipeline sous terre pour acheminer la bière
  • 40m, la hauteur de la grande roue
  • 300 m² dédié à l’espace Muscadet (bar + réserve)
  • 12 m et 5 tonnes pour la nouvelle statue de Lemmy à l’entrée de la Warzone
  • Entre 400€ et 500€ la somme dépensée par festivalier (hors billet d’entrée)
  • 60, le nombre de personnes composant la Hellwatch
  • 62 000 tee-shirts commandés pour le merch (+20% pour répondre à la demande)
  • 3 000 ou 6 000 ex, le nombre de T shirt Finisher (d’après 2 bénévoles au merch)
  • 49 références pour le merch officiel
  • 16 à 18km/jour, ce que j’ai marché d’après ma montre connectée
  • 4h de sommeil/nuit pendant 11 nuits
  • 41° le thermomètre du HF1
  • 22 tatoueurs
  • 150 gendarmes/jour
  • 22 salariés
  • 700 festivaliers PMR
  • 56° la température sous l’Extreme Market (d’après un exposant)
  • 37 restaurants (avec le Metal Corner)

Les chiffres en attente (recyclage et compostage, nombre de médias et journalistes, nombre de tatouages réalisés) – L’article sera mis à jour au fur et à mesure


Ils nous ont quittés

⚰️ Le corbeau à l’entrée de la cathédrale

⚰️ La statue en résine de Lemmy par l’artiste Jimmix (15m pour 70 tonnes mais abimée par le temps)

⚰️ Le stand Dr Martens au Hellcity (plus possible les gravures dans le cuir)

⚰️ La Partytent et Furytent


Ils sont arrivés

🤘 2 Parkings pour vider Clisson de ses voitures et laisser les habitants plus au calme. Seulement, les 2 parkings n’ont finalement pas suffit et un 3e a du être ouvert pour le HF2. L’un des parkings, de 4500 véhicules reliait le site à pied en 15 min, tandis que l’autre était relié à des navettes spécialement décorées pour l’occasion disponibles 24/24 et gratuites (ou sinon, 45 min à pied).

🤘 Un nouveau corbeau posté sur le torii à la sortie du Hellfood Corner (3,5 tonnes en verre et métal)

🤘 Une nouvelle statue de Lemmy Kilmister qui remplace donc l’ancienne

🤘 Une superbe sculpture d’un visage mi fillette-mi squelette dans la forêt du Muscadet qui a aussi vu sa porte retravaillée par l’artiste Jimmix

🤘 Une allée de fanions à l’entrée de la cathédrale

🤘 Une allée de guitares aux couleurs de chaque édition depuis 2006 à la sortie

🤘 Une patrouille Hellwatch dédiée aux agressions sexuelles et autres comportements borderline

🤘 Un Green Corner pour du végétarien

🤘 Des nouveaux magasins au HellCity


La nouvelle statue de Lemmy

Avec 4 représentations en 10 ans et surtout dès le début du Hellfest, Motorhead a lié une histoire d’amour avec le festival. Lemmy avait même dit que c’était son petit chouchou. Mais voilà, Lemmy nous a quitté, et le festival avait déjà voulu lui rendre hommage avec cette superbe statue haute de 15m pesant 70 tonnes, trônant à l’entrée de la Warzone, déjà inaugurée en 2016 à l’époque par Phil Campbell. Mais après 6 ans sous la pluie, le vent et les chiasses de corbeau, la résine a fini par s’effriter. Le festival a donc décidé de la remplacer et a demandé à l’artiste Caroline Brisset de s’en occuper. La nouvelle statue a été dévoilée lors du HF1 et inaugurée en grande pompe le jeudi 23 juin, en présence de Phil Campbell et Mikkey Dee, avec l’artiste, après le concert de Scorpions qui clôturait la soirée, accompagnée d’un film hommage. La nouvelle statue mesure désormais 12m pour 5 tonnes et contient les cendres de Lemmy qu’il avait choisi de déposer dans des balles de revolver et envoyées à ses amis. La statue contient en sa base un mausolée avec une bouteille de Jack Daniels et la réplique exacte de l’urne située au cimetière de Forest Lawn à Hollywood.

Pour info, une plus petite statue de Lemmy a été édifiée dans son bar du Rainbow Bar & Grill de West Hollywood, en Californie, en 2016. Elle a couté 23 000 $ qui ont été récoltés via des dons dont je fais partie, j’ai eu la chance d’y aller, avant son décès.


L’entre deux Hellfest – Hell’Tour

L’organisation avait tout prévu pour cet entre-deux Hellfest. Le camping ainsi que le Metal Corner (avec stand de nourriture et le H2O) sont restés ouverts, avec un sacré air pour les 8 000 festivaliers, de colonie de vacances. Le calme (enfin, hormis le Macumba du Red Camp), pas de queue pour manger, boire, s’assoir sous des parasols ou encore, à la douche ! Après 4 jours sans douche, on a apprécié ! Bon certes, ils auraient pu laisser une sono sous la scène du Metal Corner car l’ambiance était un peu morte mais le Macumba a fait le taff.

Sinon, pour nous occuper, de nombreuses sorties culturelles étaient organisées avec des trajets pour Nantes à 5€ l’A/R, visite du château de Clisson en musique Metal, une conférence sur les rites dans la musique Metal par le Tourangeau (hé ho, j’suis pas chauvine hein) Corentin Charbonnier, une journée à la mer, au Puy du fou, rando dans les vignobles etc etc.

De notre côté, on a rien fait le lundi ><, le mardi on a visité Clisson et le mercredi on s’est retrouvés dans le traquenard de la brasserie L’alchimie avec le patron du Macumba… Ambiance garantie !

Mais surtout, on a fait de superbes rencontres, on a passé 3 soirées à refaire le monde avec des personnes adorables, qu’on ne reverra surement jamais mais qu’on a croisées tout au long du HF2 et qui avaient la banane. Je pense à Andrew, 19 ans venu seul d’Angleterre en pleine grève des transports, à notre ami de Picardie qui ne savait pas comment repartir, et à toute la famille de l’Est ! Par contre, je n’ai pas une pensée pour le ou la voleur·euse de pichet de Bête !


Contexte de ce double Hellfest

La crise Covid a eu raison de 2 années blanches pour le Hellfest. Ben Barbaud l’a clairement admis lors de sa conférence de presse, il fallait renflouer les caisses, bien qu’à peine 5% des festivaliers ont demandé leur remboursement (par contre, les reventes sur Ticketswap ont été intenses). Le festival a eu a cœur de récompenser les festivaliers qui n’avaient pas demandé leur remboursement, en mettant en place une pré-vente pour le 2e HF. Cette annonce a fait beaucoup de débats mais personnellement, j’ai été heureuse de cette action car l’affiche du HF2 était démesurée par rapport à la première qui a connu de nombreuses annulations comme Faith No More, System Of A Down, Avenged Sevenfold … On a soutenu le festival en lui laissant une trésorerie, et on a été remerciés, donc MERCI. C’est donc avec la possibilité de faire 2 Hellfest de 7 jours que s’annonçait l’année 2022. Pour y aller, il a donc fallu se pacser >< pour avoir des jours et vivre cela de façon intense en restant sur site !

Ben Barbaud a réexpliqué que cette double édition restait unique et ne serait pas reconduite, car elle demande énormément d’investissement hommes. C’est donc une édition normale de 3 jours qui aura lieu les 16-17-18 juin 2023.


La canicule

On a voulu un Hellfest, on l’a eu ! Avec 41° le vendredi et samedi, la canicule a frappé Clisson. J’avais déjà vécu un épisode caniculaire là-bas, mais celui-ci, était hard ! Je remercie l’organisation qui a mis en place des brumisateurs géants près des Mainstage ainsi qu’aux pompiers qui ont arrosé la foule. On apprécie le mur d’eau où on peut s’immerger le corps ainsi que le Hellfresh déjà mis en place il y a quelques années. La canicule a fait chuter d’environ 20% la consommation de bière, scrutée chaque année. D’après un bénévole, le vendredi soir, il n’y avait plus de softs , stock pourtant prévu pour 3 jours.

La canicule a également eu raison du feu d’artifice prévu le samedi soir (risque d’incendie), qui a été repoussé au dimanche soir.

Cependant, je préfère une canicule qu’un festival les pieds dans l’eau, comme on l’a eu le vendredi suivant avec une chute des températures de 20°. On ne va pas se plaindre, sur 10 jours, on aura donc eu 2 jours de canicule, 2 jours de pluie (dont un hors Hellfest) et 6 jours tempérés.


Le Red Camp

Nous avons posé notre tente au Red Camp, à 10m du Macumba. Les fous nous direz-vous, mais … oui un peu ><. Le sommeil fut faible mais quel bonheur de voir des grands barbus tatoués danser sur Catherine Lara et sa rockeuse de diamant. Le Red Camp, c’est la fête pih c’est tout ! On a été ravie de passer une après-midi (un peu trop infusée au Muscadet chez la brasserie L’alchimie) avec le gérant de cette boite de nuit éphémère, parti de rien et qui aujourd’hui, est un incontournable. Il a d’ailleur lancé un nouveau projet, son premier fest « Macumba Open Air » dans le 35, en accueillant notamment Shaarghot. Pour l’anecdote, ses enceintes sont alimentées par des batteries de voitures pour tenir toute la night, et si ça tombe en panne, ne pas s’avouer vaincu, il suffit de manger des Kiri pour faire un fusible à base d’aluminium … Véridique.

Toutefois, ce qui est génial avec le Red Camp c’est que pour y accéder, il faut d’abord passer par le White Camp et ses très célèbres joutes de caddies (voir vidéo plus bas). Toujours un pur bonheur et de franche rigolades, surtout quand la troupe des trompettes à manches à balais et bouteilles de Perrier débarque pour faire sonner le départ. Tout un art.


L’EasyCamp

Me voici de retour pour la seconde (et dernière) fois à l’Easycamp, après 7 jours au Red Camp, afin d’accompagner 6 amis pour leur 1er Hellfest. Purée qu’il a changé cet Easy Camp ! 2 fois plus grand, avec un stand de nourriture pour lui tout seul, mais une ambiance inexistante. Niveau confort, t’as juste le droit au Tipi et à ton matelas. Certes, moins de queue aux douches mais niveau sanitaire, courrez au RedCamp, les gens y sont plus civilisés, du style si sur une porte il y a écrit « girls only » c’est donc réservé aux nanas qui ne font QUE pipi et ça, au RedCamp, tout le monde l’a bien compris !

L’EasyCamp c’est parfait pour être sur site, avec moins de bruit et plus de commodités, c’est au choix de chacun mais l’ambiance nous a tellement manqué qu’on rentrait pas avant d’être passés au Macumba ou à la Metal Corner.


Les 2 feux d’artifice

Qui dit année édition du siècle, dit feu d’artifice. Celles et ceux présents pour les 10 ans s’en rappellent surement encore, ici, on ne fait pas sauter 2-3 pétards ! Il faut compter 15 minutes de bouquet final ! Le feu du HF1 était bien différent du HF2 avec une bande son différente (RATM, Led Zep pour le premier, Iron Maiden, Black Sabbath ou encore AC/DC pour le second). Une fois encore, on a été gâtés !


Les coups de cœur

Ils sont nombreux, alors dur dur de faire une liste exhaustive à la vue de tous les groupes vus durant ces 7 jours mais en voici quelques-uns :

Jinjer – Les Ukrainiens (HF1)

Ils étaient attendus, et ont pu finalement venir à la dernière minute, avec l’accord de leur ministère de la culture, en tant qu’Ambassadeurs dans le monde de ce qui se passe chez eux. Le Hellfest leur a rendu un sacré hommage, à l’heure à laquelle ils sont montés sur la Mainstage (après-midi), la plaine était pleine à craquer. On a juste regretté l’absence de caméras pour retransmission sur grand écran. La prestation était dingue, la voix de Tatiana est dingue. Je les avais découverts avec le Hellfest From Home, et ils n’ont pas déçus en live (filmé par Arte Concert)

PS : leur T Shirt mis en vente depuis quelques temps sur leur site a permis de récolter 130 000€ pour de l’aide humanitaires dans les villes ukrainiennes les plus touchées.

Rotting Christ – La Temple a tremblé (HF1)

Je les attendais de pied ferme ! Ces grecs ont des compositions absolument magnifiques et j’avais vraiment hâte d’entendre ça en live. C’était géant ! Et la Temple s’est enfin réveillée (il faut dire qu’avec la canicule, la foule était assommée depuis le début du festival, même sur Mephorash on n’a pas été transcendés). Hélas, le créneau n’était que d’une heure.

Zeal & Ardor – La claque (HF2)

Alors là, je dois dire que c’est ma claque des 7 jours. Découverts que trop récemment, la Temple était dévouée à leur prestation parfaite et puissante. Un mix entre du Gospel et de Black Metal. Ils sont Suisse, et ils sont clairement à suivre. Le dernier album éponyme est une pépite : c’est frais, nouveaux, avant-gardiste et en plus en live, ça envoie lourd ! Leur show a été filmé par Arte et donc actuellement disponible gratuitement sur Arte Concert

Judas Priest – La révérence, pas encore (HF1)

Bon, je ne suis pas neutre. Judas et moi c’est une histoire d’amour (d’ailleurs, qui n’a pas encore lu les Confessions de Rob Halford ? ) mais il fallait être honnête que ces derniers temps, les prestations live n’étaient plus à la hauteur. Rob fatigue, Rob vieillit. MAIS, MAIS, ce soir, au Hellfest, le live était d’une perfection ! Une voix au top et pas de pantalon transparent sans slip pour les premiers rangs (je me comprends). Heureuse d’avoir vu Richie après son grave problème de santé et heureuse d’avoir pu fêter avec eux et en grande pompe, leur 50 ans de carrière.

Ministry – la colère des Dieux (HF2)

C’est sous un torrent de pluie que le Chaman docteur Al Jourgenssen a commencé son concert et avec l’hymne Ukrainien. On le sait engagé, son groupe aussi, et la foule le lui a rendu. Comme possédé et déferlant une vague de décibels assourdissant sur le site, Ministry a tapé fort ! Même sous la pluie, cette prestation reste ma meilleure du groupe au Hellfest. Al est un tout, que ce soit scéniquement que vocalement et puis musicalement, que dire de plus ? So What ? (par contre, ce pupitre à petites feuilles que tu tournes, je ne valide pas).

Five Finger Death Punch – Le partage (HF1)

Un super show ! Le public regonflé à bloc pour cette tête d’affiche qui, même si les derniers albums ne sont plus à la hauteur des attentes hormis quelques titres qui sortent du lot, le groupe n’en reste pas moins une machine à tubes où on adore hurler « Burn motherfucker Burn« . Mention spéciale à Moody, le chanteur pour avoir autant partagé avec le très jeune public présent sur les épaules des parents en leur donnant sa batte de baseball, gourmette ou autre objet utilisé sur scène.

Nine Inch Nails – La froideur chaleureuse et intense (HF2)

C’était leur première fois au Hellfest, c’était la première fois que je les voyais, une sorte de baptême donc mais aussi attendu d’un côté comme de l’autre. Ma route a souvent raté de peu celle de Trent et de son groupe, notamment pour son concert à l’Olympia le lendemain du Hellfest 2018, où chez lui, en Louisiane où le bougre, n’était pas en train de jardiner quand je suis passée devant sa maison. Alors pluie ou pas depuis le matin, je ne pouvais pas louper ça. Miracle, la pluie s’est justement arrêtée au début du concert (désolée pour Alice Cooper passé juste avant) et quel concert ! Les terres clissonaises tremblent encore. J’ai regretté un temps son manque de communication et le côté trop collé à la musique studio, et puis finalement Trent a fini par nous parler en disant que ce lieu était dingue. Pas de fioriture pyrotechnique, NIN joue aussi bien du Metal indus que des jeux de lumières. Et merci pour la setlist !

The Baboon Show – Un reveil survolté en Warzone (HF2)

C’est un de mes rares concerts en Warzone (j’ai passé 30% en Temple, 20% en Mainstage, 20% en Valley, 20% en Altar et à peine 10% en Warzone). J’avoue que je ne suis pas trop scène punk, mais The Baboon Show, mené par Cecilia au tempérament de feu, m’a carrément ambiancé. Un super moment

Scorpions – The Wind of Change (HF2)

Le groupe sait y faire en matière d’hommage, que ce soit avec leur titre mondialement connu Wind Of Change pour lequel ils ont changé les paroles*, ou bien en faisant venir jouer Phil Campbell sur Rock You Like a Hurricane (Mikkey Dee est actuellement leur batteur). Un beau moment de partage.

  • « I Follow the Moskva Down to Gorky Park… Let the balalaïka sing » ==> « Now listen to my heart. It says Ukrainia. Waiting for the wind to change« . Klaus a expliqué qu’il est impossible pour lui, aujourd’hui, de chanter une Russie romancée qu’il avait mis sur papier à l’ère de Gorbatchev. Wind Of Change est devenu en Allemagne l’hymne de la chute du mur et avec les récents événements, cette chanson dédiée à la paix a évolué.

Crisix – Quand le covid fait le show (HF2)

Grand moment que le passage de Crisix. Le batteur a été testé positif au Covid juste avant de venir, et pour un groupe de Thrash, c’est plutôt critique. Le groupe n’a pas voulu annuler sa venue et a donc demandé à des batteurs présents le jour J de venir jouer avec eux. Ils ont donc invité 2 batteurs (de Tagada Jones et Gamma Bomb) qui ont joué chacun 2 titres, puis le chanteur s’est mis à la basse et le bassiste à la batterie (vous suivez ?) pour tenter de tenir encore un peu le set, puis a repris Antisocial de Trust entonné par la foule. Le public, matinal, les a soutenus et c’était vraiment super à vivre. Bravo les gars !

Sabaton – Le retour des princes

Est-il utile de revenir sur l’épisode Manowar (rend l’argent !) ? En 2019, la tête d’affiche décide de ne pas monter sur scène à quelques heures de leur heure de passage. La scène a été installée, réinstallée mais pour quelques cm, ces merdeux qui ont pourtant écoulé leur merch, se sont barrés avec il parait, quelques bagarres en coulisses entre équipes techniques. Bref, Sabaton, présent sur site pour assister au live de leur idoles Manowar, les remplacent au pied levé. Problème cependant, Joakim n’a plus de voix, ayant chanté la veille. Peu importe, ils veulent sauver la soirée, alors ils remontent leur scène avec décor de tranchée et Joakim imprime les paroles à son guitariste qui tentera de chanter, mais laissera la place au public face à un Joakim qui faisait le show, visuellement. Depuis ce soir là, Sabaton et le Hellfest écrient une histoire et le public présent ce soir là était dans un soutien indéfectible à tel point qu’à la fin, c’est nous qui n’avions plus de voix. Sabaton était donc de retour cette année après cet épisode, juste avant Metallica et ils ont assuré ! Cette fois avec de la voix, des effets pyrotechniques et une scène travaillée comme toujours avec char, avion du baron rouge et tranchées. On a vraiment senti la complicité entre eux et le public qui les a faits rois.

Mais aussi, Autarkh, Godflesh, Wardruna (moment suspendu), Septicflesh, Disconnected, Pogo Car Crash Control (tien tien me revoilà en Warzone), Killing Joke, Kreator, Watain (même s’il enflamme le 1er rang), Les Chants de Nihil, Abbath, Doro, Mephorash, Witchcraft, Gojira (évidemment) …


Les déceptions

Myles Kennedy – Où est passée Anastasia ? (HF2)

J’ai attendu, attendu, mais Anastasia n’est jamais venue. Alors oui, c’est un titre de Slash mais composée avec Myles Kennedy sur leur 2e album.

Ghost – J’ai perdu ma voix (HF1)

Je le mets en déception mais il n’y est pour rien. On attend toujours trop de Ghost, surtout quand il vient au Hellfest mais cette fois, le final n’a pas été à la hauteur car Papa Emeritus a perdu sa voix et a tenté de tenir le coup malgré tout. On aura tout de même eu un inédit chanté avec une chorale de nonnes mais pas plus, sinon même show que la tournée des salles qui tourne actuellement, avec un titre en moins car le concert a finalement été écourté. Connaissant Tobias Forge à travers ses ITW, il a du être très malheureux de cet événement, lui qui est perfectionniste maladif et qui a un lien très fort avec le Hellfest, on l’a senti extrêmement triste lors des au revoir.

Envy – Encore en Valley ? (HF1)

Avec un retard de plus de 20 minutes pour problèmes techniques, le set d’Envy aurait pu être écourté mais étant en fin de soirée à 1h, ils ont pu jouer leur show en entier. Toutefois, je ne comprends pas ce qu’ils font encore sous la Valley ? Après le déferlement de critiques positives et de souvenirs qu’ils nous restent du concert de 2018, pourquoi être encore entassés devant cette scène ?

Igorrr – Comment ça on joue que 30 min ?

C’est MA déception et eux aussi n’y sont pour rien. Je voulais absolument les revoir et ne pas les louper, même pour une pinte bien fraiche ! Mais voilà, de nouveaux problèmes techniques, cette fois-ci sous la Temple (après la Altar pour Obscura, Valley pour Envy etc) et étant booké à 18h50, impossible de rattraper les 15 minutes de perdues. Le groupe a donc joué uniquement 30 minutes. Et idem, pourquoi les mettre en Temple bordel ? Eux c’est en Mainstage dorénavant ! Il y avait foule, le son était énorme, leur dernier album est dément, en salle ils sont majestueux, au Hellfest ils furent grands même pour 30 petites minutes !


Les indiscrétions glanées par-ci par-là

👂 Me & That Man a perdu son matériel en venant à Clisson, surement dans une mauvaise soute. Le groupe a du louer d’urgence des instruments le matin pour jouer l’après-midi

👂 L’un des guitaristes de Metallica, a cassé sa guitare « fétiche » (une ESP) avant d’arriver à Clisson. Le miracle s’est produit, une réplique exacte qui a appartenue à Metallica existe à Clisson, et elle est détenue par … Ben Barbaud ! Ce dernier a donc prêté sa précieuse pour le concert de clôture. On a du mal à y croire quand on sait d’après Ouest France  » on a appris que le groupe a demandé que, dès son arrivée sur site, vers 18 h, en bus après atterrissage à Nantes, vol en jet privé, un agent de sécurité soit attitré à chacune de leurs guitares. Vingt agents ont été dépêchés » mais pourtant, c’est bien arrivé

👂 Scorpions a accepté de jouer le jeudi soir au lieu du dimanche de clôture comme prévu à l’origine. Mais Metallica a fini par demander à jouer au Hellfest et uniquement le dimanche en clôture, après le booking de toutes les têtes d’affiche. Sachant l’importance pour le festival de les accueillir, Scorpions a accepté sans rechigner a switcher le dimanche pour le jeudi. Merci pour le non-égo.

👂 La venue de Metallica reste le plus gros cachet de l’histoire du festival (entre 1 et 3 millions € c’est ce qui se dit). Le groupe a demandé une loge de 900m² avec cuisine, ainsi que le démontage et remontage de la Mainstage avec leur matériel, dans la nuit de samedi à dimanche. Cependant, le show était à la hauteur !

👂 Tobias Forge de Ghost a privatisé une salle à Nantes pour répéter avec une chorale (Urban Voices) dépêchée pour l’occasion, à savoir le titre inédit encore jamais joué sur scène mais prévu au Hellfest :  Griftwood. Tobias avait déjà fait cela lors des répétitions avec la chorale des enfants de Clisson qui reste un moment gravé dans l’histoire du festival. Hélas, Papa Emeritus a perdu sa voix et n’a pas pu terminer son show comme prévu (mais a joué Griftwood).

👂 Le T-shirt du chanteur de Bring Me The Horizon a fait beaucoup de bruit, et il s’avère que c’est un modèle créé par Egonlab avec les paroles du titre Désenchantée de Mylène Farmer


Le tatouage

J’ai craqué pour mon 3e tatouage au Hellfest, après le mythique H du Hellfest par Dwam, puis le second en 2018 pour fêter ma 10e édition par David Morrison, cette fois, je repars avec une superbe cassette audio signée par G-Rem BlackHeroin


Les achats

Cette année j’ai craqué sur le stand de l’Atelier du Grand Chic qui propose depuis quelques années, des lithographies superbes et ultra limitées des groupes présents. On rapporte donc dans nos besaces 2 affiches du Hellfest (designées par VadeRetro qui fait toujours un boulot visuel sublime), une de Gojira, une d’Envy et une de Perturbator. Les litho de groupes ne sont pas rééditées, par contre, certaines du Hellfest peut-être et elles seront en vente sur le merch officiel en ligne du Hellfest. Pour les affiches restantes (très peu), un inventaire et en cours et seront vendues sur Flipside Merch

Le T Shirt Finisher ! Impossible de ne pas le prendre. Ce dernier a été mis en vente le dernier dimanche, pour célébrer notre côté Hellbangers Survivors pour cette édition marathon. Bon, le design n’est pas des plus travaillés, et aucun nom dans le dos. Et évidemment, j’avais déjà acheté un T-Shirt de la prog du premier we, et un débardeur de la prog du second we. Y’a pas à dire, le marketing, ça les connait.


Arte Concert

Pour celles et ceux qui n’étaient pas au Hellfest, et pour celles et ceux qui veulent revivre de beaux moments, rendez-vous sur Arte Concert (c’est gratuit) qui a filmé les concerts suivants :


L’ouverture du Leclerc

Un Hellfest sans un passage au Leclerc, n’est pas une expérience accomplie. Alors comme chaque année, voici l’ouverture des portes qui vaut son petit pesant de cacahuètes :


Le projets fous pour 2023-2024

Vous avez du entendre parler de la Gardienne des Ténèbres par la Machine de Nantes, ou encore la boite Louxor rachetée par le Hellfest qui va abriter un bar de 600 places avec la brasserie Mélusine ? Alors vous êtes à jour sur les surprises à venir. Sinon, voici à quoi ressemblera la Gardienne des ténèbres haute de 10m et qui déambulera sur le site en 2024, avec sur son dos jusqu’à 15 personnes et qui pourra se cambrer pour lancer de l’eau. Plus d’infos à lire ICI

La gardienne des ténèbres – Hellfest 2024

Vous avez tout lu ? Allez, pour la peine, je remets mon moment de gloire, hé ouais, j’ai joué au Hellfest >< ! Attention, c’est furtif, ça dure 6 secondes vers le milieu de la vidéo. Vous verrez également les joutes de caddie ou encore le Macumba 👇



Les anciens compte-rendu :


L’aftermovie 2022 :

6 commentaires Ajouter un commentaire

  1. Ulysse dit :

    Superbe recap, merci!
    Manque Opium du peuple et Airbourne dans les coups de coeur 😜

    J’aime

  2. Pigloo dit :

    https://instagram.com/blackpearl_tattoopiercing?igshid=NmZiMzY2Mjc=
    Contact ce profil pour les tatouages c’est lui le responsable du stand au HF

    Aimé par 1 personne

  3. Bruno dit :

    Waouh c’est le compte-rendu le plus complet que j’ai pu lire depuis 15 jours. Quel talent journalistique Melissa. Tout y est. Merci 🤘
    Me suis permis de le partager sur ma page Facebook 🖤

    J’aime

  4. Dave dit :

    Sympa cette rétrospective. Je trouve beau de bienveillance pour le concert de Scorpions qui manquait atrocement de jus et un Klaus Meine sclérosé. Je ne parle même pas des Guns …. Pour moi c’était mon premier Hellfest et j’ai pris une vraie claque (à 52 ans c’est pas mal). J’ai pu aussi découvrir quelques groupes (ça sert à si à ça). Une fois les finances recomposées j’y retournerai. Une expérience dans une vie c’est sur.

    J’aime

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